Parce que

C’est en effet un drôle de hasard que 6 ans, jour pour jour après mon premier article dans Le Devoir, je donne ma démission de ce journal que j’ai aimé et j’aime toujours autant passionnément.

À Saint-Henri, où j’ai passé l’ensemble de ma jeunesse, je me souviendrai toujours de ce professeur de la petite école Saint-Zotique qui, à chaque matin, prenait le temps de commenter l’actualité avec des petits bonhommes de troisième année. Je ne me souviens plus de son nom, mais je continuerai toujours à la remercier pour m’avoir donné ce goût de connaître et d’être au courant. Bien que nous étions abonnés à la grosse Presse à la maison, monsieur X lui, se servait du Journal de Montréal et du Montréal Matin comme outil pédagogique afin de faire de nous de bons citoyens. Je dois faire un aveu à ma mère qui lit à l’occasion ce carnet: j’ai quelquefois piqué des sous dans ton portefeuille pour assouvir mon goût de me renseigner lorsque j’arrivais pas à amasser mon quota de bouteilles vides afin d’acheter mes précieux journaux au dépanneur Garrett de la rue Notre-Dame.

Le Devoir, je l’ai découvert au secondaire, à Verdun, lorsque j’ai commencé à m’impliquer dans la vie scolaire. Par la suite, alors qu’une bande de joyeux copains et moi avions fondé la version 1.0 de l’association étudiante du CEGEP André-Laurendeau, le Devoir et surtout, les éditoriaux du père Ryan, étaient un des principaux sujets de conversation du matin à la cafétéria.

Le Devoir, c’est mon journal.

C’est pourquoi, lorsque j’ai commencé à y écrire, j’en retirais une très grande fierté. Hénaurme!

Avec Michel Bélair, le premier qui m’a demandé d’y écrire, Diane Précourt par la suite, et surtout mon vieux complice Benoît Munger qui, ces dernières années, agissait comme mon supérieur comme chef de section de la page Convergence, j’y ai vécu de beaux moments. Intenses. Au fil des années, nous avons réussi, je crois, à donner à cette chronique du mordant et une certaine crédibilité.

Toutefois, je fut un tantinet surpris de recevoir un appel du directeur de l’information lundi, pour discuter de l’orientation future de la chronique.

Je passe par dessus de nombreux détails, qui ne concernent que nous, vous le comprendrez j’espère, pour vous livrer ces deux paragraphes de ma lettre de départ:

C’est pourquoi je fut fort étonné lorsque lundi, après ma dernière chronique sur le logiciel libre et la société GRICS, tu m’a appelé pour me demander de changer l’orientation de la chronique pour revenir à un modèle plus traditionnel, à savoir technologie pure et dure, avec de petites brèves d’un ou deux paragraphes sur les enjeux. Surpris, je le fut vraiment, d’autant plus que, mis à part les traditionnelles conversations hebdomadaires avec mes responsables de section, jamais en six ans je n’ai eu vraiment de discussions avec la direction du Devoir. Bref, comme dirait l’expression consacrée, “je ne l’ai pas vue venir.” D’où mon choc.

Personnellement, je crois que le lectorat du Devoir demande plus que des chroniques de ce type. La nouvelle orientation que nous avons donné à cette chronique il y a de cela plus de deux années, à savoir des réflexions sur les impacts de la technologie, nous a permis de rejoindre une nouvelle clientèle. Toutefois, tu m’affirmes que Le Devoir a réalisé des “focus-groups” et que ces groupes préféraient les chroniques telles qu’elles étaient auparavant.

Et je respecte ce choix. Je l’endosse. Je peux très bien comprendre que quelquefois, lorsque la chronique partait sur une “sheer” destiné à une clientèle plus pointue, nous perdions certains lecteurs. Toutefois, j’assume très bien mon choix “itou”. ;-) .

Bref, je ne suis pas en pétard comme certains pourraient le croire. Bien au contraire. Déçu, évidemment. Triste, assurémment. On ne quitte pas ce grand journal sans un pincement au coeur. Extrait de la lettre:

Très sincèrement, sache que ces 6 années passées à écrire pour les lecteurs du Devoir fut pour moi un honneur et un privilège. La formule est peut-être éculée, mais je n’en pense pas moins chacun des mots. J’ai aimé profondément écrire pour Le Devoir, et je continuerai à l’encourager en l’achetant quotidiennement.

Lundi sera donc la journée où je publierai ma dernière chronique.

Et j’aurai le même plaisir à écrire cette dernière que j’en ai eu à rédiger la première. Pour un grand journal. Un bon journal. Indépendant. Qui mérite d“avoir sa place au soleil dans ce monde de convergence et de concentration. (m-à-j) Et surtout, qui mérite votre support.

Pour le reste, ce n’est pas une fin, mais qu’un début.

Vous ne croyez tout de même pas que le pas très humble disparaîtra comme cela.

Ça bouillonne ici. Ça carbure à plein. Et les outils sont là pour me permettre de continuer.

Et que dire des gens merveilleux que j’ai rencontré au fil des années. Dont vous, les lecteurs.

Merci mille fois à vous tous.

Et je vous gage qu’on continuera à avoir du plaisir.

Cheer up! Champagne!
(scotch pour moi ;-) )

Cordialement

PS: Les apôtres des théories conspirationnistes, respirez par le nez svp. ;-) Ce n’est pas parce que j’ai marché sur un nid de frelons lundi, que les frelons en question peuvent piquer Le Devoir. Il en a vu de bien pires mon journal. Perso, je n’ai pas bobo du tout. ;-) Soyez zen et gardez plutôt vos énergies à continuer d’encourager l’appropriation du libre dans tous les domaines de la société civile, lorsqu’il est le meilleur outil disponible. Et à surveiller de près le nid de frelons.

38 Responses to Parce que

  1. blonde says:

    Puis-je dire publiquement à quel point je suis fière de toi? M’accuseras-tu d’impudeur si je te dis que je t’aime sur ce blog? Au Devoir ou ailleurs, tu resteras toujours MON pas très humble…

  2. ils oublient tous que dans les TI, il y a le mot information…
    Je proposerais d’allez fêter ta dernière au nouveau Sergent Recruteur (bar de circonstance) lundi soir prochain !

  3. Michel Dumais says:

    Je sais pas encore pour le Sergent, mais ça sens BEAUCOUP une rencontre ConstellationW3. ;-)

  4. Robin says:

    Je trouve ça bien dommage de perdre ta chronique dans le Devoir, mais c’est rassurant de savoir qu’on ne perd pas Michel :) Ça ne faisait pas si longtemps que je lis tes articles, quelques mois. Pourtant, c’était la seule source locale d’information à propos des enjeux, des joueurs, des tendances, des marchés, etc.
    J’ai très hâte de voir ce que tu nous réserves – j’ai entendu qu’une nouvelle édition du ConstellationW3 se préparait, j’y serai !
    Bonne chance Michel, à la revoyure :)

  5. Michel Dumais says:

    Tu sais, comme je disais à quelques amis de confiance que j’ai consulté avant de prendre la décision, je ne vois surtout pas cela comme un drame. Hier soir, j’avais le vague à l’âme et Monsieur Middleton, un viel « very rare irish whiskey » de 1994 m’a tenu compagnie, le temps de 2 verres. J’y tenais beaucoup à cette chronique. Ceux qui sont proches de moi savent que c’était un objet de fierté. Mais faut être conséquent avec sa vision des choses. Et c’est tout. Le reste, ce n’est pas vraiment important. Il y a tellement encore à faire. Tellement.

  6. L. Marso says:

    Oyez ! Oyez ! Relevons nos manches !

    À bientôt, monsieur Michel !

  7. Daniel Caissy says:

    Michel,

    Je crois sincèrement que tu es un homme d’exception et j’admire beaucoup ton geste, celui de défendre tes convictions à tout prix. Merci pour tout ce que tu nous inspires.

    Aussi, j’accepte difficilement le fait qu’on impose des contraintes à un journaliste, mais ce doit être ce qu’on appelle la ligne éditoriale. De toute façon, je suis convaincu que tout ça te donnera des ailes et pour cette raison, Le Devoir te manquera plus que nous. :) Je serai de ceux qui écriront au Devoir pour contester ton départ. Et je lance l’invitation à tous ceux qui t’apprécient de faire de même.

    Nous sommes tous là pour te supporter et nous avons très hâte de te connaître avec tes nouvelles ailes!

    Daniel

  8. Michel Dumais says:

    Daniel, Daniel, Daniel…

    y’a pas de conspiration. Pas du tout. Niet. Zilch! On ne m’impose rien. Pas du tout. C’est ma décision, et on l’assume très bien. Très zen ici. Je n’ai pas besoin de « support ». Ce sont les nombreuses associations, GUL de tout acabit, regroupements citoyens, etc. qui ont besoin de support. Allez, zen toi aussi. ;-) ) Garde tes énergies pour une éventuelle bière. ;-) Et t’impliquer. ;-)

  9. André Cotte says:

    Nous les initiés ne perderont pas autant que les gens qui, grâce à Michel, commençait à voir que sous la technologie, il y a d’autres enjeux.

    Qui ve continuer à les informer? Espérons que d’autres journalistes, au Devoir ou ailleurs, oseront reprendre le flambeau et… défier l’establishment.

  10. plr says:

    À vouloir trop imiter La Presse, Le Devoir perd cette différence qui lui permet de vivre et d’avoir la tête haute sans avoir les budgets de la convergence. La proportion des dépêches reprises telles qu’elles ou des articles montés juste à partirde dépêches par des journalistes qui n’ont pas le temps de faire un travail de recherche est en train de faire ressembler cruellement la plupart des sections du Devoir à un journal gratuit. S’il ne reste les chicanes politiques locales et les déraillements gouvernementaux pour alimenter le lecteur. J’ai peur que ces derniers ne perdent petit à petit de l’intérêt, notamment chez les jeunes qui ne semblent pas prêts à prendre la relève lectorale de leurs ainés.

  11. Stéphane says:

    Si Michel Dumais affirme qu’il n’y a pas de consipiration et qu’il se sent en paix avec sa démission, soit!

    Mais il reste que le royaume des geeks perd là ambassadeur important. Michel Dumais avait réussi à amener dans Le Devoir certains débats sociaux autours des technologies de l’information. Les enjeux de propriété intellectuelle, de doit à la vie privée, de biens communs vont-ils être couvert par la société. Ou bien allons-nous retourner à des chroniques bébelles technologiques qui obscurent ces enjeux?

    Au-delà de la conspiration, j’inviterais les gens à insister auprès du Devoir pour que les enjeux sociaux des technologies de l’information continuent d’être l’objet d’une réflexion dans ce Quotidien.

    Et bonne chance à Michel Dumais dans sa nouvel vie. J’ai bien hâte de voir où ça te mènera…

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  13. Alexis K. says:

    Bonjour,

    Du vieux continent où je suis, je ne pouvais me procurer Le Devoir et n’avais comme plaisir de te lire que le support numérique.

    J’imagine qu’ici ou ailleurs, ce support continuera à accueillir tes pertinentes chroniques, pour notre plus grand bonheur ;-)

    Amicalement,

    Alexis
    (framasoft)

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  15. François says:

    C’est normal les fautes de français dans la lettre de départ ?

  16. Denis says:

    Je lève également mon verre en ton honneur. Je n’ai que le plus grand des respects envers qui que ce soit qui met ses principes devant ses intérêts. Garçon ! Une tournée de scotch pour tout le monde !

  17. Véronique et ses muffins aux framboises te disent merci pour toi Michel :)

  18. Yannick says:

    Bonjour,

    Et moi qui venais de découvrir ce site et aussi les articles de Michel voici à peine deux jours, que je découvrais la saveur de l’article sur le projet MILLE et du ton général.. l’ambiance quoi.. je m’étais mis à la place du GRICS, les pauvres :)

    En tout cas, j’essayerais de suivre l’actualité qui se déroule ici, va bien réapparaitre quelque part :)

    Merci

  19. « Vous ne croyez tout de même pas que le pas très humble disparaîtra comme cela. »

    Non, je n’y crois pas un instant. Comment un homme de votre talent et de votre qualité pourrait-il disparaîtres ainsi?

    « Serai capitaine de mon batiment… » dans une chanson de Gilles Vigneault.

    Encore une fois, bons vents.

  20. Pingback: Mario tout de go...

  21. Patricia says:

    Bravo Michel pour l’intégrité de tes propos et de ton choix!

    En espérant te revoir pour discuter avec toi d’une multitude de projets car la vie, elle, continue!

  22. Bruno Boutot says:

    Cher Michel,
    C’est la première fois en six ans que tu signes un article pas clair.
    Que veulent nos amis du Devoir exactement? De la quincaillerie? Mais ils sont LE journal « réflexion d’abord, quincaillerie au fond du couloir ». Bizarre bizarre. J’imagine que la suite des événements éclairera notre lanterne.
    Bof, on les aime quand même.
    Mais tu as raison: avant d’arroser tes projets, levons un verre à ces six ans passés à explorer les nouveaux sentiers électriques. Belle ride, mon ami, belle ride: merci pour toutes ces aventures du lundi matin.

  23. Bonjour Michel,

    Un simple mot pour te dire merci pour ces lundis matins rafraîchissants. J’étais sans doute dans la « portion congrue » de tes lecteurs qui appréciaient tes coups de coeur en périphérie de la technologie pure et dure. Le Devoir est et a toujours été un journal de débats. Faut croire que les technologues purs ne se sentent pas l’âme aux débats et qu’ils ont de bonnes entrées.

    Il nous faut des généralistes allumés comme toi pour nous maintenir alertes. Mais ce n’est jamais facile d’être atypiques. Il n’y a que les universitaires avec leur sacro-sainte « liberté académique » qui peuvent se permettre de l’être.

    Mais, nous autres, pôvres apôtres, …

    Bonne chance,

    Vincent Tanguay

  24. André Rocheleau says:

    INCROYABLE MAIS il semble que c’est la réalité
    je vous suis depuis 1995 et je demeure convaincu que c’est une perte pour NOUS les lecteurs

    merci Michel Dumais

  25. Nathalie Dyke says:

    Monsieur Dumais,

    Vous avez mon appui total. Quelque chose ne tourne vraiment pas rond au Devoir.

    Nathalie Dyke

  26. Sylvie Joly says:

    Nom d’une Bobinette (pas très techno comme intro) !
    Plusieurs de tes articles étaient découpés et précieusement gardés (ça non plus pas très techno) par mon collègue et moi pour faire avancer des débats dans notre milieu de travail. On s’en servait pour expliquer à des gens pas du tout du tout du tout ordis et quincaillerie que, précisément, derrière la technologie il y avait avant tout des choix sociaux, politiques et économiques. Ta signature dans le Devoir va me manquer beaucoup !

  27. Alain Lafleche says:

    Zut! Le Devoir reste toujours un grand quotidien, mais il perd à nouveau une chronique basée sur l’analyse de l’actualité; un style différent, mais surtout essentiel à la compréhension des habituels comptes-rendus de l’actualité.

    Je m’ennuie encore des chroniques dérangeantes de Normand Baillargeon, je sens que je vais m’ennuyer longtemps des chroniques du pas trop humble!

    Mon café va moins s’étirer le lundi matin; c’est bien dommage.

    See you!

    Alain L

  28. Claude Coulombe says:

    Mon cher Michel, je salue ton geste courageux. Je vais lâcher un gros mot, mais quand il faut, il faut! C’est un geste héroïque! Oui, Dumais, tu deviens une sorte de héros, un martyr de la cause la plus noble qui soit, la LIBERTÉ. Pas la liberté de dire n’importe quoi, mais la liberté des hommes libres qui se battent pour que l’intelligence triomphe de la bêtise.

    Notre société se porterait beaucoup mieux si plus de gens se tenaient debout comme notre Dumais national et défendaient leurs idées et la liberté.

    Moins de monopoles, moins de convergence, moins de consommation aveugle de gadgets abrutissants, moins de reprises mal torchées de communiqués de presse, moins de vendus à la solde des monopoles, moins de pollution et de gaspillage, moins de tontons Bill avec la main dans nos poches… Plus de réflexions, plus de choix, plus d’innovations, plus de créativité, plus de convivialité, plus de travail pour les gens d’ici, plus de logiciels libres, plus de respect de l’homme, de sa vie et de son intelligence… Bref, la technologie au service de l’humain et non l’humain au service de la technologie.

    Les gens du Devoir, journal prétendument indépendant ou journal d’idées, vendent leur âme à vil prix. On vend de la camelote au goût du jour et des annonceurs. Quelle déception, quelle honte!

    Mon cher Dumais, tu fais le plus beau des métiers, celui d’éclaireur des consciences. Surtout, lâche-pas!

    Je te suivrai ailleurs, là où l’air frais de la liberté se respire à pleins poumons.

    Je suis fier d’être ton ami!

  29. CGUY says:

    Michel,
    Puisque j’ai partagé longtemps ta passion de travailler pour Le Devoir, je me sens un peu interpellé. D’autant plus que moi aussi, ti-gars de St-Henri, j’ai découvert Le Devoir un peu sous le manteau, comme un objet d’un autre monde, presque illicite, comme un appel à mieux, comme une invitation à grandir pour se sortir la tête de la fange. Deux grands frères intellos, rebelles, des enfants des années 60 qui discutaient avec le petit cul des années 70, né en novembre en ratant Octobre. Je ne comprenais pas, mais j’écoutais et comme on apprend une langue étrangère j’ai appris à penser.

    Le Devoir a changé ma vie, pas tant en le lisant, mais en cotoyant ses artisans. C’était sous le règne de Mme B. qui était fort gentille malgré des apparences plus refroidie et que je félicite d’ailleurs au passage à l’occasion de l’ouverture de la grande bibliothèque. C’était aussi du temps où Chapleau faisait tout à la main jusqu’à ce qu’on lui montre qu’un scanner c’était pas juste pour des encéphalogrammes (!) Et Munger qui gossait dans du HTML approximatif et mon ami Wily (pas la baleine!) qui pelletait les premières galettes de bouette de quelque chose qui allait devenir édifiant. Oui, La Toile du Québec est un avorton du Devoir mes amis! On a fait ça les midis, les soirs et les weekends, mais on y a pensé très fort dans le petit bureau que nous partagions, Yves et moi, dans le fond du fond du Devoir, entre la café et les toilettes, derrières les archives et pas trop loin de la comptabilité. Le Devoir a vraiment été un terreau fertile à bien des idées!

    Je sais que ça te manquera, cruellement. Mais je sais aussi que, comme moi, t’es un gars de projets. Pas sur que tu resteras sur la touche plus de 20 secondes…

    Je sais aussi toute l’importance, tout le rayonnement que cela représentait pour toi. Avec Radio-Can et Le Devoir, on peut dire que pour un gars de St-Henri, tu te tenais dans des places pas mal fuck-all! Alors je ne le dirai pas mais je t’aime quand même. Dillalo?

  30. Harold Gendron says:

    Je suis de ceux qui aiment ta franchise et ta préoccupation pour le « sociétal » dans le traitement des TIC. En espérant que tu persistes…

  31. Richard Gauthier says:

    Tiens tiens, un gars de Saint-Henri! Ah ben.. Et en lisant les commentaires, on en débusque un autre. Coudonc!

    Conspiration de la fesse ou non, en tk, quand on vient de Saint-Henri, qu’on ait fréquenté St-Zotique ou Ludger-Duvernay, on a beau monter dans l’échelle sociale et se retrouver sur le néo-Plateau ou NDG, n’empêche que quand on a quelque chose à dire nous autres, c’est irrépressible, on le dit, ce qui est pas la recette la mieux indiquée pour se faire des tinamis..

    C’est fou ce qu’un saint peut provoquer comme flashback. :- )

    salutations de la Beauce

    Rg

  32. adeline says:

    Bonjour Michel,
    Merci pour tes articles intelligents, tes liens éclairants, tes prises de conscience nécessaires. Merci de donner l’exemple d’une réaction mature, digne et humble à ce qui aurait fait verser bien du monde dans la colère, la réaction épidermique ou l’aigreur.
    Pour moi, t’es un grand.
    Au plaisir de continuer à te lire ici

  33. gaetan busby says:

    Merci pour tout michel , c’est à la suite d’ une de vos chroniques que je décidai d’installer Mandrake-8.1 en 2002…le début de mes aventures linux…maintenant en slackware , moi aussi j’avais toujours hâte à mes lundis matins , merci d’avoir si bien expliqué le logiciel libre , les enjeux propriétaires….etc , tout çà avec tant d’humour cher pas très humble , on va vous avoir à l’oeil , votre blog est dans mes signets….
    G.B.

  34. Michel,

    J’ai lu cette page aujourd’hui donc j’apprends avec stupéfaction qu’on ne laissera pas sa chance à un chroniqueur qui soulève des enjeux super importants dans le journal le mieux placé pour embrasser ces mêmes enjeux. À croire que tu es trop en avance sur ton temps (sincèrement). Tout ça m’inquiète : si on ne peut plus parler des sujets dont tu parles au Devoir, où va-t-on en parler ?…

    Ton confrère
    n.r.

  35. normand chaput says:

    écoute mon cher toi. Je suis aussi de St-Henri. Mes enfants vont à l’école Ludger-Duvernay. Je dois t’expliquer que ce n’est pas winner ton affaire. Il n’y en a pas un calisse qui acheter de la publicité dans le journal parce que toute ta patente est gratis. Salut

  36. Alexandre Castonguay says:

    Le commentaire precedent montre bien que le travail d’information reste a faire. M. Chaput, libre ne veut pas dire gratuit. Dommage que nous n’aurons plus acces a cette chronique eclairee dans les pages du Devoir.

    Merci d’avoir offert quelque chose de different des chroniques informatiques que l’on retrouve partout ailleurs.

    Alexandre

  37. michel ranger says:

    Désolé, mais lorsque la forme est pourrie, le fond cesse de m’intéresser. Comment un professionnel de l’information digne de ce nom peut-il si mal maîtriser son principal outil de travail, c’est-à-dire la langue? Les extraits de la lettre de démission qui sont présentés sont pourris de fautes.

    Un petit conseil: lorsqu’on ne maîtrise pas le passé composé(« tu m’a appelé… »), il est préférable de se tenir loin du passé simple (« je fut »). La première faute fait froncer les sourcils, la seconde fait sourire.

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