Les Néo-Rhino prennent la parole

Voici les noms des 7 candidats du parti Néo-Rhino

Simon Crédible Berlingot Landry dans Hochelaga
François Yo Gourd dans Laurier–Sainte-Marie
Simon Trottier dans Laval–Les îles
Ben Ben97 Benoit dans La Pointe-de-l’île
Jean-Patrick Berthiaume dans Rosemont–La Petite-Patrie
Sébastien Corriveau dans Sherbrooke
Judith Mata-Hari Vienneau dans Westmount–Ville-Marie

Et voici les dates et heures des interventions à la télévision et à la radio grâce au temps d’antenne offert gratuitement aux partis politiques.
 

Responsable Poste Durée Date Heure
Jean-Patrick la radio ANGLAISE 2 minutes 2008-09-24 20h55
Jean-Patrick télévison CBC 2 minutes 2008-09-27 minuit
Bernard et François télévison radio-canada 2 minutes 2008-09-29 13h57
Bernard et François télévision CBC 2 minutes 2008-10-01 1h00
Bernard et François télévison radio-canada 2 minutes 2008-10-03 10h57
JONAS la Radio francaise de radio canada 2 minutes 2008-10-04 15h55
Ben97 TVA 30 secondes 2008-10-04 23h15
Jean-Patrick télévision CBC 30 secondes 2008-10-05 minuit
Jean-Patrick télévison radio-canada 30 secondes 2008-10-08 23h45
Félix et Berlingot la radio ANGLAISE 30 secondes 2008-10-09 20h55
Serge TVA 30 secondes 2008-10-10 23h46
JONAS la Radio francaise de radio canada 30 secondes 2008-10-11 15h55

 

Who the phoque are you?

Depuis vendredi soir dernier, je ne cesse de réfléchir à cette question d’identité en ligne. Vrai, on me connait sous le nom de Michel Dumais, mais qui est-il vraiment? Lorsque je discute en face à face avec mes amis, ils savent très bien qui leur parle, mais en ligne, c’est une autre histoire. Qui est Michel Dumais? Soit, il est citoyen, un citoyen qui aussi s’engage discrètement dans des causes qui lui tiennent à coeur, mais aussi un animateur/producteur d’une émission de radio ainsi qu’un journaliste, un journaliste soumis à l’objectivité, en autant que l’on puisse comprendre et admettre que l’objectivité absolue n’existe pas.

Mais sur ce blogue, dans cet espace clairement identifié à mon nom, qui suis-je? Lorsque je publie un billet, le lecteur de devrait-il pas savoir avec quel chapeau je rédige son contenu? Le citoyen Michel, le journaliste Dumais, la personne engagée? «Who the fuck are you?» C’est d’ailleurs cette question que je posais lors d’une table ronde sur le journalisme civique au congrès de la FPJQ avec entre autre Olivier Niquet, de Cent Papiers et Serge Proulx, professeur à l’UQAM. Car le problème avec le journalisme civique, c’est qu’il manque justement, de journalisme. Des opinions? N’en jetez plus, la cour est pleine, mais des citoyens qui tentent de rédiger le plus objectivement possible des articles sur Cent Papiers, on les cherche. Or, lorsque je lis une opinion, j’aime bien savoir qui me parle (ça vous rapelle quelque chose? ;-)). Qui me parle? «Who the fuck are you?».

Sur quelques blogues, on peut lire une déclaration d’intérêt ou une politique éditoriale. À cela, je dis bravo. On sait déjà qui parle. Mais dans le cas où vie professionnelle, vie civique et vie personnelle sont intimement liées, on fait quoi? Avec quel chapeau tel ou tel billet a t-il écrit? Je ne peux répondre pour les autres, mais dans mon cas, j’ai décidé d’ajouter trois nouvelles catégories qui clairement, indiqueront aux lecteurs QUI leur parle. Journaliste Dumais, c’est le journaliste, soumis à un code d’éthique et à l’objectivité. Citoyen Michel, c’est la personne qui pense, réfléchit. Michel Dumais engagé, c’est le citoyen qui s’implique, celui qui par exemple, est membre du conseil d’administration de CIBL-FM.

Bref, à compter d’aujourd’hui, pour chaque billet publié sur ce blogue, une catégorie indiquera au lecteur QUI leur parle. Je suis conscient que ce système n’est pas parfait, j’aurais très bien pu créer trois carnets différents pour bien différencier les trois, mais à tout le moins, on s’approche d’une saine transparence. J’ai dit transparence, pas être nu. Cela dit, ma vie privée elle, restera privée. On peut quand même se garder une petite gêne non?

 

En complément de lecture: Paul Cauchon, Vedettariat, mélange des genres et opinions journalistiques. Le Devoir.

Le Diefenbunker

Dans la Presse de ce matin (pas de lien encore), un article sur le Diefenbunker, ce vestige de la guerre froide où plus de 500 haut-fonctionnaires et ministres devaient assurer la continuité du gouvernement canadien en cas de conflit nucléaire. Un prétexte pour vous raconter comment, à l’aube de l’an 2000, j’aurais pu me retrouver confiné d’urgence dans le bunker de l’enfer.

Il faut savoir qu’en cet automne 1999, on ne parlait que de l’apocalyptique passage à l’an 2000, un moment fatidique dans l’histoire où les ordinateurs du monde entier risquaient de se mettre à déconner au point de remettre en question notre civilisation occidentale. J’exagère, mais à peine. Bref, automne 1999, je travaillais à la SRC comme recherchiste pour l’émission radio animée par Marie-France Bazzo et Michel Desautels devant saluer le passage à l’an 2000. 24 heures de radio non-stop, un tour du globe en 1440 minutes, un polaroïd de la fête planétaire. Petit détail: alors que la télévision travaillait depuis 2 ans à organiser cette grande fête télévisuelle, nous de la radio, avec un budget et une équipe modeste, n’avions que 3 mois pour préparer une émission de 24 heures.

On se souviendra cependant que quelques jours avant le passage à l’an 2000, une grève des employés paralysait Radio-Canada. Requiem pour la télé, la fête fut annulée. Du fait de sa grande souplesse et du professionnalisme de ses artisans, la petite émission radio que tous regardaient de haut à la télévision fut maintenue. Seules les performances des artistes invités pour l’occasion furent annulées.

Or, entre les réunions de production sur le choix de la programmation et des invités pour ces 24 heures, nous fumes convoqués un jour par la direction et la sécurité afin de discuter plan d’urgence. Je le rappelle, nous étions en pleine «crise de l’an 2000». Les ordinateurs de la planète allaient-ils déconner? Advenant le pire, et de par sa grande couverture du territoire canadien, les services de sécurité avaient déterminé que la radio devait jouer un rôle important si une catastrophe survenait. On nous informa que des véhicules d’urgence et un hélicoptère seraient mis à la disposition de l’équipe de la radio si le pire survenait afin de nous diriger vers le… Diefenbunker et le Centre de coordination des opérations d’urgence du Canada et les studios de Radio-Canada, doté d’une antenne à très longue portée. D’ailleurs, les services des mesures d’urgence des gouvernements canadien et provinciaux étaient tous en état d’alerte ce soir là.

Finalement, le pire n’eut pas lieu, et je me décrivit ainsi d’ailleurs durant mes interventions dans l’émission: «je suis le non-événement de ce passage à l’an 2000». Pour le reste, ce fut une des plus belles expériences radio de ma vie, des invités de par le monde allumés, des animateurs brillants, une équipe professionnelle et à la clé cette année là, le grand prix de la radio.

Qui? Pourquoi? Comment? Où? Quand?

Depuis ce matin, tout le petit monde journalistique se pose la même question : mais qui est derrière cette vidéo dénonçant les coupures en culture du gouvernement conservateur et mettant en vedette Michel Rivard, Stéphane Rousseau et Benoît Brière.  Qui sont les concepteurs de cette vidéo de facture très professionnelle?

Car on ne se le cachera pas, nul doute que ce sont des professionnels qui ont conçu et réalisé cette vidéo, superbe par sa facture visuelle, kafkaïenne par son concept. Mais il manque ce qui complète toute bonne réalisation, un générique. Réalisateur, producteur? On connaît les acteurs, mais quid des autres, sûrement nombreux, qui ont participé à cette réalisation? Rien. Aucune nom ne défile au générique.

Pourtant, en tant que citoyen, j’aime bien savoir qui me parle. Surtout lorsqu’on m’interpelle de cette façon en m’incitant à participer à la conversation. Mais j’ai beau vouloir répondre, personne n’est à l’écoute. D’ailleurs, comme le disait Sylvain Carle sur Twitter, « à l’ère des réseaux sociaux, ne pas signer un vidéo du genre, c’est manquer l’occasion de participer à la conversation.»

Cela dit, je me pose aussi beaucoup de questions quant aux confrères qui, toute la journée, n’ont eu de cesse de trouver qui étaient les messagers derrière le message. Plusieurs ont entendu des noms circuler, des noms connus, de gros noms de l’industrie du cinéma. J’ai parlé à plusieurs de ces collègues, et bien que tous aient pu parler à ces personnes, aucun n’a pu avoir la confirmation officielle, le «Oui, c’est moi» qui leur auraient permis de dire, voici qui est derrière cette vidéo. «Pas de commentaires», voici sensiblement ce que tous ont pu recueillir comme réponse lorsqu’on demandait à ces personnes si d’une façon ou d’une autre, elles avaient participé à la réalisation de ce vidéo. Or, on ne se contera pas d’histoire, un «pas de commentaire» en politique est souvent en lui-même une réponse.

Cependant, aucun collègue n’a nommé les noms  qui circulaient, aucun n’a dit, «nous avons demandé à telle ou telle personne si elle était parmi celle qui ont participé à la réalisation de ce vidéo, et nous n’avons pu recueillir qu’un simple ‘’pas de commentaires’’». Certains étaient même mal à l’aise d’en parler ainsi, à bâtons rompus, peut-être par sympathie avec la cause.

Le problème, c’est que nous sommes journalistes, et que notre rôle est de trouver qui est le messager. Nous n’avons pas à nous poser la question si la cause est sympathique ou pas. Ce rôle, c’est celui des chroniqueurs et des éditorialistes.

 D’ailleurs, je vous demande sincèrement une question, à vous lecteurs : si une vidéo véhiculant un message tout  à fait contraire à celui des artistes avait circulé de la même façon sur Internet, sans signature, sans générique, auriez-vous été d’accord à ce que les journalistes ne fasse pas les mêmes recherches pour trouver qui est le messager?

En même temps, je comprend très bien le pourquoi de ces pas de commentaires. Primo, on veut envoyer le message que ce ne sont pas quelques individus, mais bien un groupe d’intérêt important. Deuxio, plusieurs de ces personnes ont aussi des demandes en cours d’examen à Ottawa et craignent, avec raison, une vendetta.

Toutefois, c’est notre boulot à nous de faire de l’enquête, de trouver qui est le messager, afin de questionner, de comprendre et de vous faire part des motivations derrière le message. QUI est derrière le message? Pourquoi? Où? Quand? Comment?

Bref, voici ce qui, à mon avis, aurait du être dit aujourd’hui :

Les artistes québécois ont riposté aux coupures du gouvernement fédéral sur Internet. Depuis ce matin, une vidéo circule sur la Toile mettant en vedette Michel Rivard, Stéphane Rousseau et Benoît Brière. « Le chanteur comparaît devant un comité unilingue anglophone pour demander une subvention pour un festival francophone. Stéphane Rousseau et Benoit Brière, qui sont les membres du comité, lui donnent la réplique. Les quiproquos linguistiques – notamment sur phoque et « fuck » – font tout dérailler et, sur fond de censure, plus personne ne se comprend. (1)» La vidéo a été réalisée par plusieurs professionnels de l’industrie qui ne veulent pas être identifiés. Toutefois, plusieurs noms circulent, dont ceux du réalisateur Éric Canuel et de la productrice Denise Robert. Interrogé sur sa participation, le réalisateur s’est refusé à tout commentaire, se contentant d’un laconique «pas de commentaires» quand à sa participation et à celle de la productrice. Notons que les concepteurs de cette vidéo ont retiré du site Youtube les propos suivants: «« Votez contre Harper et ses coupures dans la culture », propos qui auraient pu être considéré comme une dépense électorale par le Directeur général des élections.

That’s the news, that’s the facts et pour la suite, je laisse le soin aux chroniqueurs et éditorialistes de nous livrer leurs opinions.

 

Le chat est sorti…

D’ici la fin de la campagne, les journalistes Hélène Buzzetti, Kathleen Lévesque, Alec Castonguay ainsi que Manon Cornellier alimenteront aussi des carnets de campagne auxquels les internautes seront appelés à réagir sur le site ledevoir.com.

Une nouveauté ce automne, Le Devoir a accepté de participer à un consortium de médias électroniques qui mettra en ligne, dès lundi, un site web ponctuel où les internautes seront appelés à poser des questions et à réagir aux propos des chefs de partis. Les détails vous seront communiqués lundi dans nos pages. C’est à suivre…

Sansfaçon, Jean-Robert, Le Devoir Plus.

Ben voilà, c’est la-dessus qu’on travaille. Doh! Cela dit, soyons zen. Le retour du Devoir dans la blogosphère sera modeste.

Nous interrompons cette émission…

Par où commencer?

Certes, plusieurs maintenant le savent, les deux derniers mois furent particulièrement pénibles, à cause d’une saloperie qui m’a mis sur le carreau. Ce truc vachement douloureux m’empêchant ainsi de travailler sur mes projets, j’ai du mettre le couvercle sur la marmite et tenter de me soigner. Aujourd’hui, la saloperie est toujours présente, mais dieu merci pour celui qui a synthétisé de nouvelles molécules destinées aux douleurs neurologiques, je suis maintenant capable de fonctionner à plein. Et surtout, d’oublier ce p… d’été merdique qui m’a entre autre chose, plusieurs fois empêché de faire ce que j’aime le plus, soit animer Citoyen Numérique.

Mais heureusement, la saison d’automne s’annonce tripative.

On redémarre sur les chapeaux de roues le Citoyen Numérique avec des invités plus que tripatifs, mais aussi quelques projets d’émissions en direct devant public et aussi lors d’événements spéciaux. Mais avant tout, merci à ceux qui ont été patients et compréhensifs cet été.

Mais il n’y a pas que le Citoyen. Le déménagement de CIBL m’occupe aussi beaucoup, de même que la mise en place d’une stratégie web pour cette radio dont j’ai le privilège d’être un des membres du conseil d’administration. 2009 à n’en pas douter sera l’année du renouveau pour CIBL. Nouveaux locaux, nouveaux studios, nouveaux équipements; 2009 promet beaucoup.

Il y a aussi mon retour à la maison. La maison diront certains? Ceux qui me connaissent bien le savent, chez moi c’est aussi le quotidien Le Devoir. Et au cours des prochains jours, je me ferai un tantinet plus présent au Devoir, mais pas nécessairement où vous le pensez. Non, pas le lundi. Ah suspense, quand tu nous tiens. ;-) Cela dit, merci à Monsieur Descoteaux de sa confiance.

Il y aura aussi du côté de Branchez-Vous!, avec les forces revenues, où je me promet d’écrire en m’amusant. M’amuser à écrire, il me semble que cela fait des lunes que je n’ai pas retrouver ce plaisir d’aligner les mots. Merci Doc Rouleau, vous savez pourquoi.

Ça bouge aussi du côté du Magazine Forces où ça bouge, avec des articles à venir combinant technologies et économie.

Et quelques autres petits projets à venir, mais si vous le voulez bien, on se garde une petite gêne, histoire d’en garder pour un prochain billet. Ha d’accord, un autre: le printemps dernier, je faisais migrer Pépère Cartier (ceci dit avec toute l’affection que j’ai pour mon mentor) sur mon serveur, cet automne, ce sera le retour de ConstellationW sur ma machine, histoire d’avoir une mémoire des écrits de pépère, John et tous les autres.

Cela dit, des remerciements sincères aux quelques personnes au courant de mes petits problèmes, et qui m’ont soutenu. Particulièrement le boss (hé hé Carlito-sama), la boss (de tous les patios du monde) et les mini-boss qui se sont bien ennuyé de leur père cet été. Et tous les autres, vous savez qui vous êtes. Merci. Du fond du coeur.

Et maintenant, «frappons la route».