Plus que le résultat de l’élection
Plus que cette sensation de «tout ça, pour ça?»
Plus que pour les enjeux inexistants de cette élection
Plus que pour cette campagne sale
Plus que, plus que…
Ce qui m’attriste le plus dans cette élection, c’est le taux de participation. Ou plutôt, le taux de non-participation.
42% de canadiens se sont abstenus de voter. 58% de taux de participation. 6 points sous le seuil historique de 64%.
Ça me tue. Que personne ne vienne me dire qu’il y a un gagnant ce soir, quelle que soit son allégeance politique.
Avec 58% comme taux de participation, nous sommes tous collectivement perdants.
Le voilà le véritable enjeu des prochaines campagnes électorales.
Je crois qu’il serait temps d’instaurer une loi qui obligerait les citoyens d’aller voter. Une telle loi existe en Australie; vous n’allez pas voter $250. d’amende.
@PaulChouinard Suis du même avis. Un tel taux d’abstention, c’est plus que désolant, c’est dramatique. Ça en dit long, très long, sur l’apathie politique du Québécois moyen.
À ce sujet, un article de 2006, alors que le taux de participation aux élections avait été plus élevé que celui d’hier:
Mandatory voting could improve Canadian turnout, sur CTC.ca.
Il en ressprt qu’une toute petite amende de 50$ a fait grimper le taux de participation à 90%. Il faut aussi savoir que le vote obligatoire est plutôt répandu: 30 pays, dont la Belgique et la Grèce, obligent les citoyens à remplir leurs devoirs. Et ce ne sont pas exactement des tyrannies…
Bonjour,
À mon avis, les plus grands perdants de ces élections, ce sont les journalistes. Mordant dans des techniques argumentatives de bas niveau, alliant suppositions et inductions sur jugements de valeur, très peu d’énergie réflexive était mis à la disposition des citoyennes et citoyens concernant les différentes “plate-forme” idéologiques des partis. Par exemple, plutôt que de s’attarder au fait que Monsieur Dion ne parvenait pas à faire “comprendre” son plan vert, plutôt que d’induire l’idée que ledit plan vert apportait que des nouvelles taxes, il aurait été pertinent que des tribunes journalistiques puissent décortiquer ledit plan vert et le critiquer constructivement sur la place publique. Ce qui aurait pu permettre une délibération collective non pas axée uniquement sur les taxes potentielles du projet (vert) des libéraux, mais plutôt sur les capacités dudit projet quant au devenir environnemental des canadiennes et des canadiens.
Comme le mensonge semble inhérent à la politique, peut-on penser qu’un des devoirs des journalistes en période électorale serait de fournir aux populations la capacité de délibérer sur des enjeux globaux qui touchent plusieurs sphères de leurs existences (autre que l’hyper centration sur l’axe économique)?
Le niveau actuel de réflexion et de raisonnement actualisé par les journalistes est déplorable. Plutôt que d’apprendre que Stephen Harper semble froid et distant comme individu, et de focusser sur cette nouvelle pendant 6 jours, pourquoi ne pas décortiquer ses axes de lutte, sa plate-forme idéologique et la comparer avec les autres partis, avec les valeurs canadiennes, avec les fondements législatifs qui balisent les liens entre l’État et les citoyennes et citoyens.
Je souhaite que les journalistes se préoccupent davantage de leur rôle et de leurs responsabilités éthiques et déontologiques au sein d’une démocratie participative comme la nôtre. Ils ont un rôle de premier plan et des influences certaines sur l’oppinion publique.
Il suffit de pasteuriser la pensée avec des contenus de pensée de bas niveau. Nous jouons notre devenir comme peuple, comme nation canadienne, et cela dépasse l’individu, le chef ou le parti.
N’oublions jamais que pour formuler une évaluation de la situation politique, pour porter un jugement éclairé, il importe de posséder des données suffisantes. Le rôle des médias de fournir des données suffisantes pour que les gens s’exercent au jugement critique reste entier et brûlant d’actualité.
41% des citoyens ne vote pas , nous avons t-il pas les gouvernement qu’on mérite ,et qui sont de plus en plus déconnecté de la masse . Une amende de 500,00 $ via le rapport d’impôt fédéral serait une avenue qui aurait pour mérite de convaincre les analphabètes politique à aller voté.
Franchement, je suis outrée du peu de cas que vous faites des droits démocratiques. J’ai le droit de parole (liberté d’expression), mais j’ai aussi le droit de ne pas prendre la parole. J’ai la liberté d’association, mais j’ai aussi la liberté de ne pas m’associer avec une quelconque organisation. Ce que vous me dites, c’est que si aucun parti ne représente mes idées je serais obligé d’aller voter pour annuler mon vote? 41% des citoyens ne vote pas? C’est vrai que ça serait tellement mieux qu’ils aillent voter n’importe comment parce qu’ils ne sont pas intéressés. Ne pas voter, c’est envoyer un message aux gouvernements et aux partis politiques. Personnellement, je suis allée voter hier, mais si on me force à voter, je n’irai pas car c’est une attaque contre mes libertés individuelles.
En quoi une amende forcerait-elle un citoyen à s’intéresser à la politique. Le vote deviendrait n’importe quoi pour éviter de payer.
Pour ce qui est de l’enjeu de la prochaine élection, si cet enjeu est la participation je vous prédit un taux record de non-participation. Le sujet doit avoir un intérêt, ce qui faisait défaut à celle que l’on vient de vivre. Ce fut une campagne d’anecdotes et un taux de 58% ne m’alarme pas du tout. Rien de catastrophique ne pouvait survenir àa l’élection de l’un ou l’autre.
Je crois que le vote dans une démocratie est un devoir de citoyen. Une amende permettrait de créer un engouement « forcé » j’en conviens. Par la suite, il y aurait peut-être constat que le citoyen « en général » ne connait rien de la politique et des situations économiques et sociales pour être en mesure de faire un vote authentique. Mais la question reviendra au traitement des journalistes et des médias de la diffusion de contenu. Plus loin encore, sur notre système d’éducation au complet!
Le droit a le dos large!
Si je dépasse la limite de vitesse, ce qui est mon libre droit, je dois alors assumer l’amende… ou l’accident!
Pour ce qui est d’un incitatif au vote, pourquoi pas un crédit d’impôts remboursable. Il y aurait cependant de gros effets pervers à payer les gens pour qu’ils votent. L’acte de voter devrait être un acte volontaire. Suis-je naïf de croire encore que les gens devraient s’impliquer dans leur société, et non ne penser qu’à leur petite personne? Je ne suis pas sûr que ça m’intéresse que des gens qui ne s’intéressent pas à notre société viennent polluer les boîtes de scrutin de leur non-opinion… autant faire voter les morts comme autrefois!
Il va sans dire qu’on ne peux considérer un citoyen intéressé et dégourdi amis ignorant de enjeux politiques comme étant indigne d’aller voter. Ce n’est pas la méconnaissance qui tue la démocratie mais plutôt le cynisme et le désintéressement, voire le nombrilisme.
Etre citoyen, ce n’est pas un service qu’on s’achète. Un payeur de taxe, ça a droit à des services… mais un citoyen, ça a en plus le droit d’avoir voix au chapitre, et d’avoir ses intérêts représentés par les élus. N’oublions cependant pas qu’un citoyen, ça a aussi des devoirs, comme celui de s’impliquer, de rêver mieux pour sa société, d’écrire à son député – son directeur d’école, de commission scolaire, etc. – lorsqu’il a quelque chose à dire… et bien sûr de voter.
Et si le vote donnait droit à un crédit d’impôt remboursable !
Depuis cette nuit, je vous lis, tout et chacun. On y parle de ses droits… mais jamais de sa responsibilité comme citoyen. On y parle de fric et de crédit d’impôt, de cynisme, de citoyen-client ou consommateur, de devoir et même, des «maudits journalistes». Continuez, je vous lis tous et je publie les commentaires de tout le monde, sans exception (sauf une, but it’s not business, it’s personnal).
«A-t-on vraiment les gouvernements qu’on mérite?»
Et si une partie du problème du faible taux de participation était liée à certaines de nos moeurs sociales:
- Frauder l’impôt est un geste tout à fait acceptable;
- Manger au restaurant à côté d’une famille de deux/trois enfants est intolérable;
- Il est normal de trouver que le salaire des députés soit trop élevé;
- Le bénévolat est une forme de «cheap labor» et il est préférable de ne pas se vanter d’en faire.
Tu dis Michel que «le véritable enjeu des prochaines campagnes électorales» est d’agir sur ce fléau des taux de participation, mais que dire des élections scolaires où ce même taux est de moins de 10%, depuis des lunes?
Qui n’a pas trouvé Pierre Légaré comique à TLMEP dimanche dernier? Pourtant, ce qu’il a dit sur ces sujets (vote et impôts) était presque du calibre des affirmations du Dr Mailloux et de Guy Fournier sur d’autres sujets quand on y pense…
Il n’y a que ceux qui votent qui trouvent ça épouvantable de ne pas voter. Beaucoup de ceux qui s’abstiennent y voient un sens, trouvent que ça se justifie!
Je crois que «oui», nous avons les gouvernements qu’on mérite. Les gens qui ne votent pas accordent collectivement peu de valeur morale à cet exercice et nous en faisons très peu au quotidien pour défendre les impôts, les enfants, les députés et les bénévoles dans les situations où nous sommes témoins d’incidents du genre de ceux nommés ci-haut. Tout comme les Pierre Légaré de ce monde peuvent causer sans être repris.
Je suis complice de l’apathie des gens pour ce qui a peu de valeur morale quand je fais le mort devant l’inconsistance morale. Chacun pour soi, après tout…
Tout cela pour dire cher Michel que je ne blâme pas ceux qui se la ferment devant l’urne. J’ai trop souvent contribué par mon silence à excuser le chacun-pour-soi. Crier à l’injustice comme premier réflexe m’apparaît inconvenant.
Je commence par quoi?
Peut-être juste montrer dans de petits gestes que j’accorde de la valeur à certaines choses qui ne semblent plus en avoir.
On fait une liste de ces petits gestes?
Je suis doublement triste que Dion démissionne. On réclame des politiciens honnêtes qui font preuve d’abnégation et d’idéalisme, et quand on en a enfin un, qu’est ce qu’on fait? On fait encore preuve de cynisme et on repousse cette avenue du revers de la main, pour mieux réélire Harper.
Au fond, ce qu’on veux vraiment, c’est peut-être des raisons de se plaindre…
Comment pourrais-ton partir un mouvement de masse qui réclame des partis d’oppositions de s’unir en un gouvernement de coalition… pour imposer le tournant vert, ainsi que des projets de lois menant à la proportionnelle?
Ça doit être possible d’imposer aux trois de laisser tomber les gants et de s’unir vraiment CONTRE les conservateurs.
Y en a t’il qui ont des idées? et un soupçon d’idéalisme?
@Daniel:
L’idée d’une coalition aurait du venir avant l’élection et elle aurait pu susciter l’intérêt. Ce genre de coalition demande des mois de négociation et mène généralement à un être hybride entre l’homme et le ver de terre. Je ne suis pas d’accord avec ton mouvement parce que je n’ai pas voté pour le tournant vert et je ne veux pas d’une proportionnelle, du moins pas significative.
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