Depuis quelques temps, la blogomachin locale s’est découvert une nouvelle passion pour la politique. Je n’ai jamais vu autant de spécialistes s’auto-proclamer «Maître ès élections». Levez la main ceux qui se sont impliqués en politique? C’est bien ce que je pensais.
Mais dans ce mishmash d’un goût douteux, ou le «crois ou meurs» semble être le nouveau moto de cette société de l’adoration mutuelle, je n’ai vu qu’un seul billet, un seul, qui aborde la question correctement. Michaël Carpentier l’a fait. Et remarquablement bien.Cela dit, il l’a fait sous l’angle du 2.0.
Ce que Michaël a fait, si on me permet d’utiliser la métaphore automobile, c’est de nous parler de la couleur de l’auto, de son intérieur et des dés en minou au miroir. Et je le redis, il l’a fait, et il est le seul à l’avoir fait ainsi, superbement bien.
Toutefois, je remarque que personne ne semble avoir parlé de VoterVault ou de VoteBuilder, les deux systèmes de base de données des partis républicains et démocrates. Le moteur et la transmission de notre véhicule métaphorique. Des systèmes que bien des partis politiques de par le monde envient et tentent de copier. Le Parti Conservateur de Grande-Bretagne a d’ailleurs acquis le code de VoterVault.
Dans ces «super databases», on y retrouvent une quantité incroyable d’informations sur les citoyens américains. Des informations qu’il serait impossible d’engranger ici au Canada. Et encore moins au Québec ou les lois sur la protection de données personnelles sont encore moins permissives. Ce sont ces systèmes qui sont au coeur de la victoire démocrate et qui a permis aux républicains de gagner les élections précédentes. Le 2.0? Il s’est harnaché sur ces deux systèmes. Et avec succès le succès que l’on connait pour les démocrates. «Brand Obama» a gagné sur non-brand McCain.
Il y a tellement à dire de ces super-systèmes. Comme il y a tellement à dire sur les humains. Car dans tous ces billets que j’ai lu au cours des derniers jours, peu ont parlé de l’humain. Or, la politique, c’est avant tout des hommes et des femmes, des citoyens, des candidats et à terme, le pouvoir. The name of the game is winning. And nothing else. Ceux qui pensent le contraire vivent dans la-la-land (oops,celle-là, on l’a pris, Fantasy Island alors). Et ceux qui croient encore qu’au sein de l’équipe du Président élu Obama, la dissidence était permise, détrompez-vous. C’était quasiment l’armée, ou tous sans exception n’avaient qu’un but: la victoire.
C’est pourquoi, après en avoir discuté avec Michaël, j’allions préparer en collaboration avec Martin Comeau et un peu de Conjointe pas trop tarée un billet qui complétera (et non pas compétitionnera) le billet de Michaël.
Car, qu’on se le dise, dans l’élection américaine, la vraie game était le datamining. Avec en couche cosmétique, le 2.0.
Alors citons Blaise Pascal en pensant au billet que tu cites et au commentaire de Michael chez moi aujourd’hui:
«Quand tous vont vers le débordement, nul n’y semble aller. Celui qui s’arrête fait remarquer l’emportement des autres, comme un point fixe.
Hello Michel!
D’abord, merci pour le compliement. C’est plus qu’élogieux!
Ensuite, bien que j’ai effleuré la base de données utilisée par l’équipe Obama et que quelques articles donnés en référence en discutent, tu es sûrement le mieux placé pour aller en profondeur à ce sujet. Ton billet complètera à merveille le mien, et donnera une vue plus complète, à laquelle devra s’ajouter un auyre morceau dont nous avons déjà discuté. Nous en reparlerons un peu plus loins j’imagine, une chose à la fois!
Merci encore pour les compliments, la référence et ton intérêt envers le sujet!