Une licence exemplaire, un modèle à suivre

C’est un micro-billet de Clément Laberge sur Twitter qui attiré mon attention sur Coté Blogue, ce nouvel espace collaboratif développé pour Archaumbault et conçu pour les cinéphiles, mélomanes et passionnés de lecture. Toute personne intéressée à écrire ne serais-ce qu’un seul billet se voit offrir un accès à l’outil de publication.

Mon côté tordu m’a immédiatement dirigé vers les conditions d’utilisation, sachant que certaines d’entre elles peuvent être assez restrictives.

Surprise, ce que j’y lis est sans contredit LE modèle à suivre et duquel tous devraient s’inspirer. Quelle est le nom cette personne audacieuse qui a renoncé à immposer les licences restrictives traditionnelles en lieu et place de licences de type Creative Commons, on ne le sait pas (bien que je m’en doute un peu). Mais on peut lui dire qu’elle est une des rares à avoir compris cette notion de partage inscrit au coeur même du concept du web 2.

Extraits des conditions d’utilisation

5. Responsabilités liées au contenu

5.1. Vous affirmez et garantissez que : (i) vous êtes propriétaire du contenu mis en ligne par vous sur ou par le biais du Groupe Archambault inc. ou vous avez le droit d’en octroyer la licence (ii) la mise en ligne de votre contenu sur ou par le biais du Groupe Archambault inc. ne viole aucun droit au respect de la vie privée, droit de publicité, droit de propriété intellectuelle (y compris droit d’auteur) ou tout autre droit de toute autre personne. Vous acceptez de payer les droits d’auteur, taxes ou tout autre somme due à toute personne en vertu d’un contenu mis en ligne par vous sur ou par le biais du Groupe Archambault inc..

5.2. Portez attention à tout ce que vous mettez en ligne par le biais des services du Groupe Archambault inc., puisque vous en êtes l’unique responsable. Groupe Archambault inc. n’a aucune obligation de modifier ou de supprimer du contenu illicite, malgré le fait que les affiliés de Quebecor média inc. peuvent, à tout moment et à leur seule et entière discrétion, surveiller le contenu mis en ligne et intervenir auprès d’un utilisateur qui a mis en ligne du contenu illicite.

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5.4. Sans limiter la généralité de l’article 5.3, au moment de publier tout contenu sur ou par le biais des services du Groupe Archambault inc., vous concédez également par le présent contrat au Groupe Archambault inc. le droit d’utilisation, de modification, de reproduction et de diffusion publique dudit contenu sur les sites du Groupe Archambault inc. et de ses partenaires autorisés.

6. Contenu des blogues du Groupe Archambault.

6.1. Les blogues du Groupe Archambault contiennent du contenu appartenant à Groupe Archambault inc.. Le contenu Groupe Archambault inc. est protégé par des droits d’auteur, marque déposée, brevet, secret de commerce et autres lois. Groupe Archambault inc. détient et conserve tous les droits sur le contenu et les services du Groupe Archambault inc.. Par la présente, Groupe Archambault inc. vous octroie une licence limitée, révocable et non sous-licenciable afin de reproduire et d’afficher le contenu du Groupe Archambault inc., uniquement pour votre usage personnel dans le cadre de la visualisation des sites appartenant ou géré par Groupe Archambault inc..

6.2. Les services du Groupe Archambault inc. contiennent du contenu d’utilisateurs et d’autres concédants de licences. A l’exception du contenu posté par vous, vous ne pouvez pas copier, modifier, traduire, publier, distribuer, afficher ou vendre tout contenu apparaissant sur ou par le biais du Groupe Archambault inc..

6.3 Par défaut, toutes les œuvres qui vous appartiennent et les droits d’auteur qui vous sont octroyés sont soumises au cadre d’une Attribution-ShareAlike Creative Commons Licence Publique. En vertu de cette licence, vous permettez à quiconque de copier, distribuer, afficher et de diffuser votre contenu, libre de redevance, à condition de mentionner que vous en êtes l’auteur. Vous pouvez également diffuser d’autres œuvres dérivées à votre contenu, mais selon les mêmes conditions de licence d’Attribution-ShareAlike.

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Dis moi ami Gilles…

Salut à toi, mon cher Gilles. Tu sais que j’aime bien nos échanges matinaux, même si, idéalement, j’apprécierais qu’ils aient lieu après mon premier café, histoire de ne pas trop dire de conneries.

D’ailleurs, tu devrais prendre mon habitude de sortir le matin, le café à la main, afin de prendre un bon bol d’air frais? Ça aère les neurones et ça prédispose à des échanges fructueux. Et en plus, ça permet à Wiki le chien de se dégourdir les pattes. T’es frileux un brin? C’est ça vieillir mon ami. Alors, on la débute comment, cette conversation?

Il faut te dire que j’avais bien hâte de lire cet édito de Marie-Andrée. Je le savais depuis la veille qu’elle se commettrait sur le sujet. Mais avant tout, les petits caractères qu’on ne lit quasiment jamais. Tu me permettras donc avant toute chose d’y aller de la traditionnelle déclaration d’intérêts : j’étais au Devoir dans la salle de rédaction ce mercredi 29 octobre quand Marie-Andrée m’a demandé de passer à son bureau afin d’échanger sur son édito à venir. On parle ici d’échange d’idées et rien d’autres.

Tu le sais comme moi, avant d’écrire son papier, un éditorialiste le moindrement sérieux prend la peine de converser avec plusieurs personnes avant de se faire une tête. C’est la base du métier. Il en est de même pour ceux qui font de la chronique. Bref, nous avons discuté un 30 minutes, en échangeant principalement des faits, et aussi, quelques impressions personnelles. Voilà pour la déclaration. Et si je me fis à son professionnalisme, elle a dû parler avec d’autres personnes et lire sur le sujet. Tu me permets une autre gorgée de café?

Bon, les blogues. Avant toute chose, tu permets qu’on règle l’histoire du blogue? Peux t-on s’entendre toi et moi pour dire que le blogue est un outil, au même titre qu’un marteau ou un appareil photo numérique (puisqu’il faut y aller d’une métaphore «digitale»)? Ce n’est pas parce que tu possèdes un marteau que tu as les connaissances et l’habileté pour construire une maison? Et ce n’est pas parce que tu viens de t’offrir un appareil photo numérique dernier cri que tu seras le prochain Cartier-Bresson. Le blogue, c’est n’est qu’une marchandise commercialisable (ou non), un outil qui facilite la prise de parole en ligne et rien d’autre. Et non pas, comme me le disait une connaissance, «c’est que pour certain, le blogue est l’avenir du monde, une panacée universelle hors de laquelle point de salut.» Et demain? Probablement de nouveaux outils encore mieux adaptés.

Et alors, t’as terminé ton café? J’en suis à mon second et je me demande encore comment nous allons la jouer celle-là? Devrais-je endosser le chandail du méchant journaliste corporatiste vendu au diktat du Kapital et qui veut à tout prix protéger sa profession tandis que toi tu joueras le rôle du blogueur «power to the people»? Tentons-nous plutôt de trouver des points communs et par la suite de discuter sur les différences qui nous séparent? Dans ta réponse, fais moi part de ton plan de match, je suis ouvert à tout. Cela dit, comme dans «Tous pour un», on s’entend que nous avons le droit de faire un appel à tous ou de consulter un «ami-connaissance-expert» si la cause l’exige.

Dans le fond, de quoi parle t-on ici Gilles? De communication non? Or, de communication, y’en a t-il vraiment eu depuis la publication  de cette éditorial?

Mais si tu le veux bien, examinons les faits. La veille, Le Devoir publie un topo d’Alec Castonguay révélant que le Parti Conservateur voudrait inviter des blogueurs lors de leur prochain congrès à Winnipeg. Tu me connais, je suis pour la tarte aux pommes, le frappeur désigné, la proportionnelle et la prochaine campagne électorale provinciale. Comment être contre l’initiative du Parti Conservateur alors? Le problème, c’est lorsqu’on parcoure l’article un peu plus en détails, on y lit que «Mais ne s’inscrit pas qui veut. Le parti a créé une grille d’analyse pour choisir qui aura la permission de couvrir l’événement.» Paf! (le chien). Plus loin dans l’article, Thierry Giasson, chercheur principal au Groupe de recherche en communication politique de l’Université Laval, affirme même que «Pour une formation politique, les blogueurs deviennent des agents d’information et de propagande».

Ça mon vieux, ça m’interpelle bougrement comme citoyen. Et comme journaliste aussi.

Personnellement, et je crois te l’avoir déjà dit, j’estime qu’il est sain en politique d’admettre des observateurs de toute tendance à un congrès et leur faciliter l’accès aux délégués et aux dirigeants du parti. Mais en autant que la game soit la même pour tous et que toutes les tendances soient accueillies de la même façon. Ici, on a des doutes raisonnables, surtout quand on sait comment les conservateurs ont tenté de contrôler l’information lors de la dernière campagne électorale. Imagine si le PC commençait à inviter uniquement les médais qui servent sa cause?

Mais bon, on verra bien à l’usage. Il nous faudrait voir si ce que disait Ryan Sparrow, le porte-parole du PC, est vrai, à savoir la grille d’analyse ne sert pas à éliminer les blogueurs qui ne sont pas de tendance conservatrice. «On veut seulement s’assurer que ce sont de vrais blogueurs. Mais il n’y a pas de volonté partisane là-dedans. Un blogueur libéral peut venir au congrès, c’est ouvert».

Dis, tu as bien lu? Des vrais blogueurs. C’est quoi un vrai blogueur? Tu définis ça comment toi, un vrai blogueur? Déjà que notre profession se pose encore la question, «c’est quoi un journaliste»? Et tiens, je te la pose la question, tu définis ça comment un vrai blogueur toi?

Donc, on continue. On parlait de communication non? Tu as donc Marie-Andrée qui publie son édito dans le Devoir du lendemain, en prenant comme prétexte l’article d’Alec Castonguay. Elle prend la peine de définir les maux qui afflige ma profession, de décrire cette confusion des genres que moi-même, je déplore et même de demander aux membres de ma profession de faire un examen de conscience (qui s’impose mon vieux, qui s’impose) avant de livrer sa réflexion sur les blogueurs.

Une réflexion tout en nuances selon moi. Mais elle y va d’une expression malheureuse, «blogueurs emberlificoteurs», qui met le feu aux poudres. Dis, tu sais ce que veut dire emberlificoter? Je te donne la définition du Druide :
emberlificoter : Empêtrer.
S’emberlificoter : s’emmêler. Ce maladroit s’emberlificote encore dans les rideaux.
[Figuré] Embrouiller pour tirer profit de qqn. Elle veut m’emberlificoter, c’est évident.

Et re Paf! (le chien, pov’ bête).

Pourtant, elle a aussi dit dans son papier «journaliste roucoulant». Mais enfin, nous sommes humains, on veut bien lire dans un papier ce qui nous interpelle directement, rien de plus, rien de moins.

Bref, il n’en fallait pas plus pour que plusieurs se sentent interpellé par ce qualificatif et, tel une bande de loups attirés par l’odeur du sang, lancent l’appel de la curée. «Sus à la l’éditorialiste qui ose nous remettre en question». Heureusement, quelques-uns y sont allés d’une réflexion un peu plus ouverte, prônant cette sacro-sainte conversation qui est un des arguments clés de blogueurs en faveur de l’implantation de cet outil dans les sites médias.

Mais dis moi, toi qui lit les blogues comme moi (et comme Marie-Andrée, je te le signale), tu as déjà vu de la conversation dans un blogue de journaliste? Soit, tu pourras me répondre que les journalistes s’impliquent peu dans leur blogue, mais en même temps, avoue qu’on est trop souvent témoins de soliloques stériles dans les commentaires, et ce même avec une modération qui évite les dérapages diffamatoires (j’ai bien d’ailleurs d’entendre le verdict dans la cause impliquant Canoë et le chroniqueur Richard Martineau). Crois-tu honnêtement que ça donne le goût aux journalistes de s’investir un peu? Et je te pris de me croire, j’ai discuté avec plusieurs journalistes de cet enjeu.

Bref, l’encre de l’édito de Marie-Andrée Chouinard n’était pas encore sèche que plusieurs y allaient de propos impétueux et véhéments. Bref, dans une tentative de démarrer cette conversation si chère aux apôtres du blogue, Marie-Andrée y est allé d’une réponse aux commentaires sur deux blogues différents.  Oui, nous avons eu droit à quelques réponses pertinentes, qui faisait preuve d’ouverture et qui me faisait espérer à un la naissance d’un échange où tous, journalistes ET citoyens, auraient beaucoup à gagner.  Mais la suite mon petit père, tu as lu la suite? D’ailleurs, suite à ce billet, je songe sérieusement à rapetisser la cible dans mon dos, histoire d’en sortir vivant. Alors, tu crois sincèrement que ça prédisposait à un échange empreint d’ouverture et de respect? Mes deux cennes, pour ce que ça vaut? Il y a ici une belle occasion d’échange entre nos deux univers qui vient de s’évanouir à tout jamais. Et ça mon vieux, je te prie de me croire, je trouve cela triste, tragique même.

Cela dit, il y a aussi cet question d’accès réservé aux journalistes. Je te l’ai dit plus haut et je le répète, je n’ai aucun problème, mais vraiment aucun à ce que les blogueurs, twitteurs et whatever l’outil qui facilite la prise de parole aient les même accès aux délégués et aux dirigeants du parti lors d’un congrès politique. C’est aux organisateurs du parti de décider. La décision leur revient. Mais pour éviter que des conférences de presse de transforment en zoo partisan, oui à des périodes réservées aux journalistes dont c’est le métier. Des journalistes qui publient soit dans la presse écrite, dans la presse électronique ou… dans un blogue. Tu te souviens de ma comparaison avec le marteau ou l’appareil photo numérique? Et bien voilà, ce n’est pas la possession de l’outil qui fait le professionnel, mais en contre partie, quelques amateurs peuvent faire aussi bien que des professionnels.

Mais il me fait d’expliquer pourquoi je parle de zoo partisan. Je te reporte à ce billet d’Alec Castonguay publié sur les carnets du Devoir pendant la campagne électorale provinciale. Lis bien ceci :

Depuis quelques jours, Stephen Harper fait un discours le matin devant 100 à 300 militants. Il reste ensuite sur place pour le point de presse quotidien avec les journalistes, de sorte que les supporters assistent à la conférence de presse.

À Victoria mercredi et à Vancouver jeudi, les questions difficiles posées à Stephen Harper étaient reçues avec des hués. Mais aujourd’hui à Brantford, en Ontario, la foule a carrément chahuté les journalistes qui posaient des questions, huant fortement et insultant les représentants de la presse.

À tel point qu’un journaliste de la radio de Radio-Canada, Yvan Cloutier, a dû demander au chef conservateur de calmer ses militants. Il était incapable de poser sa question.

Pour la première fois de la campagne, Stephen Harper a donc demandé aux personnes présentent de ne pas réagir aux questions. Tous les autres chefs se sont fait un point d’honneur de contrôler leurs supporters depuis le début de la campagne, mais c’était la première fois que Stephen Harper agissait. La demande de M. Harper a été accueilli froidement par les militants, qui ont continué à démontrer leur mécontentement quand la question n’était pas à leur goût.

Tu comprends maintenant pourquoi je te parle de zoo partisan. Rien à voir avec des supposés privilèges.

Mais bon, je m’aperçois que le temps passe et que le soleil et la famille m’appelle. Dis-moi, tu es sorti prendre ta marche avec Loulou? Tu sais qu’il eut été bien de continuer ces conversations sur l’île, face au fleuve? Ça me manque tu sais.

Allez, je te laisse réfléchir à tout cela, j’ai hâte de lire ta première réponse, et je te laisse sur cette question fondamentale que peu de personnes ont semblé relever :

C’est quoi un vrai blogueur? Comment définis-tu un vrai blogueur? J’ai hâte de lire tes réflexions, surtout avec ton passé de relationniste (grrrrr! ;-) )

Amitiés sincères

Michel

 

ExpressionEngine 2.0 + CodeIgniter= Bingo!

The nerds are excited, and you should be excited that the nerds are excited”

At South by Southwest during our “ExpressionEngine 2.0 sneak preview” I got a chance to reveal some big news about the future of ExpressionEngine that I wanted to explore in some more detail here for anyone who wasn’t able to attend.

ExpressionEngine 2.0 is built on CodeIgniter.

CodeIgniter is our Open Source PHP based framework. You can learn more at CodeIgniter.com, but in a nutshell it’s the toolkit that many powerful applications are built on, and now we can add ExpressionEngine to that list.

This is great news if you’re an ExpressionEngine user, a CodeIgniter user, or both. As an ExpressionEngine developer you will have a greatly expanded community of talented developers working with you, and for you. I said during my talk, “The nerds are excited, and you should be excited that the nerds are excited”. As a dyed in the wool nerd, I stand by this!

If you’re a CodeIgniter developer, this means you can drop a full-fledged content-management system right on top of your existing code base, and have it work. You want a forum installed? One click. You want need member management, a wiki, end-user tools, mailing lists, mobile blogging capabilities, permissions… all there. One click. Proven, simple, powerful.

http://expressionengine.com/blog/entry/expressionengine_20_fully_codeignited/

À contre-courant

Flock
Ce qui m’impressionne ces jours-ci? Facebook? Second Life? Twitter? Ou un quelconque machin en version beta?
Non. Pas du tout.

Mais Flock… Il y a là quelque chose de plus profond, comme une lame de fond. Qui part de loin, très loin et qui remonte. Je teste Flock depuis son lancement en 2005 et avec (enfin) la version 1.0 de disponible, il y a là un outil qui peut changer de beaucoup la façon dont nous nous approprions le Web.

Flock, qui se décrit comme «The Social Web Browser», rend accessible directement dans une barre d’outil, les réseaux sociaux, les Facebook, Tweeter, Flickr, del.icio.us et compagnie. Il permet aussi d’éditer ses billets et de les poster sur son carnet. De plus, il est un excellent fureteur intégrant une page de départ personnalisée, un agrégateur de fils XML et un clipboard Web. Normal vu qu’il carbure au code Gecko.

Bref, que vous soyez sur Mac, Windows ou Linux, Flock entrouvre une fenêtre sur ce qui sera peut-être un des futurs possibles du Web. Une chose est certaine, si Flock acquiert de la notoriété, attendez-vous à ce que la majorité des plate-formes dites «sociales» s’ouvrent au monde en publiant leur API.

Flock, c’est la colle qui manquait désespéremment aux réseaux sociaux.

Dans le Seigneur des Anneaux, à propos de l’Anneau unique, on pouvait lire:

Un Anneau pour les gouverner tous, Un Anneau pour les trouver
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier

 Flock serait cet Anneau unique. ;-) Mais je dirais plutôt: «... et au grand jour les lier.»

À suivre de très près.

Une question Monsieur Facal?

Dimanche dernier, modeste lancement du blogue de Joseph Facal. Conseillé par Jean-Sébastien Bouchard, André Parent et Clément Laberge, Joseph Facal dit vouloir se servir de son blogue afin de « recevoir plus rapidement et plus directement les commentaires que suscitent mes interventions publiques ».

Évidemment, le choeur des vierges bloguesques a salué avec émotion l’arrivée de Joseph Facal dans la blogosphère, comme si le fait qu’il tienne blogue sur Toile en faisait un homme d’idées. Alors qu’il est, avec ou sans blogue un politicien qu’il convient d’écouter avec attention. Mais passons.

Bref, modeste le lancement? Soit! Mais avec la démission d’André Boisclair et l’article de Denis Lessard qui soudainement, place Joseph Facal sur l’écran radar de bien des gens, nombreux sont les citoyens qui convergent vers son blogue afin de commenter ses premières réflexions. Ou de l’encourager à se lancer dans la course à la direction du PQ.

Fera t-il le saut ou pas dans la course à la direction du Parti Québecois? Pour l’instant, Joseph Facal ne ferme aucune porte, et c’est bien normal. Un rusé politicien comme Joseph Facal sait bien qu’il faut se garder toutes les options ouvertes.

Cela étant dit, voici ce qui me turlupine.

Préambule
*****
Il y eu le premier blogue d’André Boisclair, effacé aussitôt que monsieur Boisclair a annoncé sa candidature à la course à la direction du PQ. Par la suite, une fois élu chef, le second blogue d’André Boisclair a connu le même sort que le premier. Exit toute trace de contenu qui pouvait peut-être (et j’insiste sur le peut-être), à terme, nuire au nouveau chef.

Il y a aussi le virulent Mister Pi, dit le Surfeur Autonome, dit Pierre Morin, qui non seulement a effacé son premier blogue, mais aussi son second, aussitôt qu’il fit son entrée officielle à l’Assemblée nationale à titre de conseiller politique au troisième vice-président de l’Assemblée.

Et il ne faudrait pas oublier feu le blogue de madame Pauline Marois, lui aussi disparu dans les méandres du cyberespace quelques temps après sa défaite. Petit détail, madame Marois avait elle aussi, bénéficié des conseils de Clément Laberge dans la mise en place de son espace virtuel.

On constate donc une tendance ici. Tendance très déplaisante. Tendance à laquelle heureusement nos amis Amerloques ont su résister. Une petite visite au blogue d’Howard Dean par exemple, nous permettra de voir que l’ensemble de ses archives sont toujours disponibles. Dean et son équipe ont même su faire évoluer un autre de ses blogues en un espace participatif, Democracy for America.

Question
*****
Alors, ma question monsieur Facal: advenant que vous soyez candidat à la direction du PQ et que vous étiez couronné chef, allez-vous faire disparaître l’espace Joseph Facal.org? Merci de l’attention que vous porterez à ma question.

Cordialement

À propos des archives de Patrick Lagacé

Message laissé hier dans l’après-midi sur la boîte vocale de Marie-Claude Massie, responsable des contenus chez Canoë:

Bonjour Marie-Claude, Michel Dumais ici. Écoute, j’ai quelques questions à te poser à propos du blogue de Patrick Lagacé, je te résume donc avec une série de mots-clés: Patrick Lagacé, blogue, archives, pérennité des données, long tail, lien vers les archives en page d’accueil, on efface ou pas. Merci de me rappeler.

Plus tard dans la soirée, conversation sympathique avec Madame Massie avec à la clé, la promesse de la position officielle de Canoë, au plus tard aujourd’hui, en fin de journée.

Ce soir, en entrant à la maison, message de Marie-Claude Massie:

Bonjour Michel, ici Marie-Claude Massie. Juste pour te confirmer officiellement que les archives du blogue de Patrick sont de nouveau accessibles à tous, à l’adresse habituelle, avec un lien en page d’accueil, dans la barre de navigation. Évidemment, nous avons fermés les commentaires, histoire de ne pas être envahi par les spammeurs de commentaires. À la prochaine et merci.

Beeeeeeeeep!

Reality check 2.0

Son constat: le Web 2.0 est surtout bon pour les agences de publicité qui désirent absolument vendre quelque chose à un client.

«Les flux RSS, les wikis, on ne sait pas trop ce que ça donne, dit-il. En tout cas, ça ne rapporte pas d’argent. En plus, il existe des formules plus simples qui peuvent connaître bien plus de succès.»
Mathieu Bernatchez, coordonnateur de l’organisme Étudiants bien branchés,
La Presse, Méfiez-vous du Web 2.0

Je pars le chrono et j’attend de voir qui sera le premier à réagir. ;-) Oui, je trolle. Mais je suis loin de dépasser le maître en la matière.

Un message de Patrick Lagacé

Depuis vendredi, le (trop) petit monde des médias québécois est en ébullition. Le Devoir annonce avoir eu vent de rumeurs, confirmées par « plusieurs cadres du Journal de Montréal« , selon lesquelles Patrick Lagacé ferait le saut du Journal de Montréal chez le concurrent, La Presse. Il n’en fallait pas plus pour que la machine médiatique s’emballe un brin. Plus tard dans la journée, des rumeurs font état du passage de l’autre Francs-Tireurs, Richard Martineau, de l’hebdomadaire Voir au Journal de Montréal.

Comme les deux tiennent blogues sur Toile, les chroniqueur-blogueurs de la blogosphère québécoise y vont de leur théorie, des rumeurs et de potinages, quand ce n’est pas propos quasi-conspirationnistes.

Voulant calmer un peu la machine, Patrick Lagacé publie un dernier billet sur son blogue où il confirme la nouvelle: « C’est vrai. Je quitte le Journal de Montréal. »

Sauf qu’à la lecture ce billet, je ne reconnais pas le Patrick « no bull » Lagacé que j’aime bien et je respecte. There’s something fishy.

La surprise devant la rumeur qui n’en est plus une? Le décalage? La fatigue? Toutes ces réponse? Hey, l’homme est humain. À vrai dire, n’oublions donc pas qu’avant toute chose, t’as beau travailler dans le domaine des médias, rien ne te prépare à être LA nouvelle. Et il y a des fois que les mots publiés ne sont pas ceux que tu aurais voulu dire. Bref, c’est une hypothèse. La mienne. Et la seule chose à faire, autant comme journaliste de métier que journaliste citoyen (choisissez le chapeau qui vous convient, c’est la maison qui invite), c’est de vérifier à la source. Courriel, téléphone et proposition à Pat, semblable à celle que j’avais fait à François Cardinal lorsque celui-ci avait publié un billet égratignant la blogosphère: tu veux clarifier tes propos? Je t’offre l’espace, le moment de ton choix, et pour le reste, you’re on your own..

Pat m’a toutefois demandé de faire une petite mise en contexte avant de publier, mise en contexte que voici. Pour le reste, c’est du Pat. Bon vent, sailor! Là, je te reconnais un peu plus.

* * * * *

Quelques commentaires sur mon départ
Par Patrick Lagacé

Tout d’abord, merci Michel de m’avoir proposé ton blogue pour faire quelques mises au point et quelques observations, dans la foulée de ma démission au Journal de Montréal.

Premièrement, c’est drôle de « devenir l’histoire », pour emprunter une expression du journalisme anglo-saxon, quand un journaliste fait l’objet d’une couverture médiatique. T’ouvres La Presse et ton nom est dans un titre. Tu regardes LCN, on parle de ton départ. Sur les blogues, ça suppute sur les raisons de ton déménagement.

Ayoye !

Pourquoi je pars ? Je ne veux pas m’étendre là-dessus. Les raisons spécifiques qui m’ont poussées à réfléchir à mon avenir m’appartiennent. Commencer le début d’une explication sentirait le règlement de comptes. Mais c’est sûr qu’il y a eu une sorte de rupture, bien évidemment. Cette rupture a provoqué une réflexion : est-ce que je veux rester ici ? C’est aussi nono que ça.

Sauf que c’est un peu comme un divorce : la responsabilité est partagée. Et chacun est convaincu d’avoir raison, dans sa version de l’histoire. J’étais convaincu, à l’os, d’avoir raison, dans mon histoire. Alors je suis parti, tout simplement, parce que moi, je n’ai pas de talent pour la morosité et je voulais à tout prix éviter de devenir comme ces inévitables piliers de salle de rédaction, que tout le monde connaît dans le milieu : aigris, chialeux, bougonneux. Alors je suis parti, that’s it.

Moi, je suis un gars de journaux, j’aime l’ambiance des salles de rédaction de ce média fait d’arbres morts, j’aime les gens qui peuplent les journaux. C’est viscéral. Je ne me vois pas comme un gars de TV, je suis un gars de journaux. Et je pars vers un sacré bon journal, qui a beaucoup changé depuis trois ans, que je lis avec plaisir. Ceux que je connais qui bossent là y trippent comme des ti-culs. Alors…

Clarifions une chose : Richard Martineau ne quitte pas Voir parce que je quitte le Journal de Montréal. Et je ne quitte pas parce qu’il arrive (je le souligne car j’ai lu sur un blogue une « théorie » à cet effet) ! Richard et le Journal ont commencé à se parler quand Franco a annoncé qu’il s’en allait en sabbatique, pendant un an. Aucun rapport avec moi. J’ai appris début novembre que le Journal de Montréal et mon co-animateur des Francs tireurs flirtaient, le jour avant le départ de l’équipe pour Paris. Il m’a confirmé lundi soir, à Paris, son embauche. Je savais alors que je partais pour La Presse. On a bien ri de ces déménagements parallèles. Il a eu la meilleure réplique : « Deux bateaux qui se croisent dans la nuit »

De toute façon, dire qu’il me remplace, c’est mal connaître le mandat qui était le mien au Journal de Montréal : je pouvais faire passer mes opinions, oui, mais à travers des couvertures. Je devais aller sur le terrain. Ce ne sera pas le mandat de Richard, il fera du commentaire pur, livrera sa vision du monde, comme dans Voir. Question de « casting », bien sûr, mais aussi de convention collective : les pigistes embauchés par le Journal de Montréal ne peuvent pas couvrir d’événements comme tel. Je suis trèèèèès heureux pour lui : Richard souhaitait depuis longtemps écrire dans un quotidien. Il va le faire dès cette semaine. D’une belle tribune, en plus. Good for him.

Un autre truc, lu sur un blogue, aussi : Canoë aurait « cavalièrement » déplogué mon blogue. Canoë a attendu 48 heures avant de déploguer la patente — dimanche après-midi — ce n’est pas ce que j’appelle agir de façon cavalière, dans le contexte d’hyper-compétition des médias. Je m’en vais bloguer/écrire chez le concurrent, les amis : je suis étonné que mon blogue ait survécu à la matinée de samedi.

Une blogueuse a émis l’idée que mon cas démontre la nécessité, pour les journalistes-blogueurs, de se doter de « point com » personnels, mettant leurs blogues à l’abri de déménagements semblables. Belle idée. Dans un monde idéal, c’est ce que je ferais. Mais on ne vit pas dans un monde idéal. Être hébergé sur le site d’un « gros » média offre des avantages réciproques pour le média et le blogueur. Le média glane des « clics », qu’il offre à ses annonceurs, pour vendre des pubs. Le blogueur gagne une visibilité, d’une part ; et une protection, de l’autre.

Sur mon blogue, j’égratigne parfois des gens, des personnages publics : si je fais ça sur Blogger, je n’ai aucune protection juridique de mon employeur. Si je le fais sur Canoë, ou sur Cyberpresse, je suis protégé en cas de poursuites. Ce n’est pas rien. C’est, en fait énorme, comme différence dans le résultat final. Ça donne un blogue plus mordant, plus candide, moins « sur les breaks ».

De plus, lorsque je lis cette remarque sur le même blogue « … seulement je serai convaincue que 100% de ce qu’y s’y trouvera sera ce qu’ils veulent bien y mettre. » : mon départ du Journal de Montréal n’a rien à voir avec le « contenu ». En trois ans de chroniques, jamais le boss n’a tenté de me faire écrire quelque chose contre mon gré, n’a tenté de me faire écrire sur tel ou tel truc, sur Occupation double ou sur quoi que ce soit. Explication qui n’est pas très charitable pour moi-même : les chroniques poches que j’ai pondues, j’en suis l’unique responsable, personne à blâmer… Et donc, exit la théorie du grand complot selon laquelle les boss ou PKP passent leur commande aux chroniqueurs.

Apologies inutiles et petites lubies sans façon

Pour moi, elle a toujours été l’Incrédule. L’Inconnue. La parfaite inconnue.
Qui est-elle? Ou vit-elle? Aime t-elle le beurre d’arachides? Who cares?

Je lis ses écrits depuis au moins cinq à six ans avec toujours le même plaisir.
Cependant, avant d’être blogueuse, l’Incrédule était ce qu’on appelait dans ce temps-là, une diariste.

Diariste? Blogueuse? Entre vous et moi, so fu… what!
Toutefois, j’appréciais par dessus tout le jour où, le texte de son billet était remplacé par un dessin.

Que j’ai ri à lire les aventures de l’Incrédule et de son chat. Ou l’Incrédule et son alter-ego.
Vous ne comprenez pas? Nevermagne! Les dessins ne sont malheureusement plus en ligne mais…

Joie! Voici qu’elle remet ça (enfin) sur un blogue collectif.
You made my day.