C’est plus que rare que je pointe ici vers mes «activités professionnelles», mais j’avoue avoir été touché par le commentaire de Paul Cauchon sur une de mes réflexions publiées sur Branchez-Vous. Voilà, c’est tout. Même chose pour le commentaire de Steve Proulx dans son billet de vendredi.
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CRTC – Lobby Culturel
Pour bien suivre les discussions en cours, qu’on me permette ce bouquet de liens menant aux billets écrits sur le sujet. Si vous en connaissez d’autres, particulièrement ceux qui prennent position en faveur d’une réglementation, faites-moi signe. Ils ont eux-aussi le droit d’avoir voix au chapitre.
Ils en parlent:
Alain McKenna
Montreal TechWatch (1)
Montreal TechWatch (2)
Martin Lessard (1)
Michael Carpentier
Le blogue du QL
Mario Asselin
Clément Laberge
The eternal tale of introspection
François
Carnet Techno (1)
Philippe Martin
Yule Heibel (blogs.law.harvard)
Arts groups want governement to regulate the web (Robert Rocha)
Martin Lessard (2)
Michael Geist
Branchez-vous
Patrice Létourneau
Blog@Ben
Roberto Rocha
Sylvain Carle
Un groupe Facebook (AGAINST CRTC TO REGULATE THE INTERNET)
Christian Vanasse (Zapartistes)
Micheal??
Digital Thoughts
Branché sur ton iPod
Martin Lessard (3)
Martine Pagé
Burpblog
Michel Leblanc
Ptaff
Gary Lee Kenny
Avec ou sans chichi
Houblog
ClaireBu
P2PNet (1)
P2PNet (2)
Digital Copyright Canada
Le Devoir (Paul Cauchon)
La Presse (Alain Brunet)
Carnet Techno (2)
Montreal TechWatch (3)
Psssst!
Martin Lessard (4)
Patrick Lagacé
RIP CRTC
Septembre 1998. Sur le bord d’une piscine, dans un jardin, la radio virtuelle Interactif créée par René Barsalo, Bruno Guglielminetti, Robert Cassius de Linval et moi sévissait sur la toile. Cette journée là, Robert Cassius de Linval et moi avions livré aux auditeurs un brûlot intitulé «RIP CRTC» dans lequel nous anticipions l’enterrement inéluctable du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes. Malheureusement, il n’existe plus de document audio et textuel de ce texte d’opinion, que des témoins et un court extrait sur le site de Canoë. Zut!
« La réalité ne nous fait pas plaisir parce qu’elle rend la réglementation comme nous la connaissons impuissante devant les nouveaux phénomèmes technologiques. Ce qu’il faut faire, c’est commencer à préparer l’après CRTC dès maintenant. »
Artistes muselés et pris en otages

Je n’en reviens toujours de lire cette nouvelle parue dans le MédiaMatinQuébec, le quotidien produit par les «lockoutés» du Journal de Québec. À vrai dire, je suis encore sous le choc et totalement «flabergasté». En effet, il semble, selon les «lockoutés», qu’il serait difficile sinon impossible pour les journalistes du MédiaMatinQuébec d’interviewer des artistes oeuvrant sous la bannière Québécor. Vrai? Faux? Le texte publié dans le MMQ d’hier n’a rien pour me rassurer. Je suis aussi déçu de ne voir aucun média reprendre cette nouvelle et encore plus déçu du silence de la FPJQ.
Cela choquera peut-être les copains qui bossent en ce moment chez Québécor, mais pas question de passer sous silence ce texte de Daniel Paquet, le rédacteur en chef du MédiaMatinQuébec. Que les lecteurs s’emparent de ce texte et le publient sur leur blogue accompagné du fichier JPG du journal. Par ma part, j’espère sincèrement qu’il ne s’agit que d’une simple gaffe faite par une attachée de presse un brin zélée.
SI T’ES PAS DU BON BORD, TON CHIEN EST MORT!
La grosse machine de Quebecor est-elle en train de décider pour les gens de Québec quels seront les journalistes habilités à rencontrer «ses» artistes? Attention, car si la tendance se maintient, la convergence entreprise par Quebecor pourrait bien se traduire par une uniformisation de la culture et un important contrôle de celle-ci par la compagnie.
Paranoïa de lock-outé? Pas du tout.
Dimanche après-midi, une journaliste du MédiaMatinQuébec devait rencontrer Zachary Richard lors d’une entrevue exclusive, après une entente prise il y a quelques semaines avec l’agente de l’artiste et à la suite de l’acceptation de ce dernier. Zachary Richard se produisait en spectacle avec Francis Cabrel en soirée, à l’occasion du Festival d’été de Québec.
Quelques minutes avant la rencontre, l’agente a annulé l’entrevue, prétextant que celle-ci n’aurait jamais été acceptée si la femme avait su que la journaliste travaillait pour MédiaMatinQuébec, le journal né du conflit de travail au Journal de Québec. Le problème vient du fait que la maison de disques de Zachary Richard au Québec est Musicor, une filiale de Quebecor.
Alors tant pis pour Zachary! Même si lui avait accepté l’entrevue depuis des semaines, Mme Musicor a décidé d’annuler. Un point, c’est tout.
Heureusement, la journaliste a pu assister à la conférence de presse comme tous les autres journalistes, car cette dernière était sous la responsabilité du Festival d’été de Québec et Mme Musicor aurait été bien mal venue de l’empêcher d’y assister. Par contre, encore une fois, cette dernière s’est interposée et a tenté d’empêcher que le photographe de MédiaMatinQuébec fasse une photo plus personnelle de Cabrel et Richard.
Qu’à cela ne tienne. Le photographe s’est adressé directement aux artistes et ceux-ci ont accepté de collaborer, faisant ainsi la nique à une agente peu sympathique.
Dangereux
Le problème pourrait en être un d’individu. Peut-être que l’agente n’aime pas les lock-outés, a peur de perdre son job ou est simplement trop zélée. Mais à MédiaMatinQuébec, nous ne le croyons pas. Il s’agit plutôt d’une tendance lourde vis-à-vis nous. Deux autres exemples. Mme Jeannette Bertrand a annulé une entrevue avec un de nos journalistes, car son livre est publié chez Libre expression (ironiquement), une autre filiale de Quebecor. Elle était mal à l’aise avec la situation, selon la version de son agente.Autre désistement, Rita Lafontaine, qui a préféré ne pas rencontrer un de nos scribes. Quebecor serait un bailleur de fonds de son centre d’arts et elle préférait ne pas se mêler du conflit!!! Il ne s’agissait pourtant que d’une simple entrevue pour une pièce de théâtre dans laquelle elle jouait…
Inquiétant et dangereux de constater que ces artistes sont muselés. Avec MédiaMatinQuébec, on peut toujours prétexter le conflit. Mais qui sait, peut-être qu’un jour, le mot d’ordre de Quebecor à ses agents sera de ne pas permettre aux artistes de s’adresser à des médias «non québécoriens». Pas sûr que les Québécois en sortiront gagnants et que les artistes y trouveront leur intérêt.
Daniel Paquet
rédacteur en chef
MédiaMatinQuébec
Vacuum média
Je vous l’ai déjà dit, j’adore mes étudiants. Je les trouve brillants et allumés (même si parfois, la troisième heure de cours, je vois quelques têtes qui dodelinent). En plus des travaux écrits, j’ai demandé à mes étudiants de se mêler (la moitié sont du profil télé et l’autre du profil médias interactifs) et de se mettre en équipe afin de vivre le vacuum media et nous faire un compte-rendu oral par la suite.
À la base, le vacuum media, c’est ce que Marie-France Bazzo appelle le Défi Info Zéro, « soit l’abstinence d’informations durant toute une semaine : sept matins, midis et soirs. » Cependant, j’était curieux de pousser l’expérience un peu plus loin afin mes étudiants puissent arriver à comprendre et décortiquer le langage derrière chacun des médiums suivants, soit la télé, la radio, les journaux et Internet.
Profitant de la semaine de lecture, j’ai donc demandé à mes étudiants de former des groupes. Au programme, durant non pas une semaine, mais 72 heures, j’ai assigné à chacun des groupes une mission différente. Le premier groupe devait s’abstenir de consommer non pas juste des informations, mais éviter tout contact avec avec tous ces médiums. Donc, pas de télé, pas de radio, pas de journaux et surtout, glurp!, pas d’Internet. En plus d’éviter d’en savoir par le bouche à oreille.
Le second groupe, au contraire, devait durant 72 heures, faire une surdose média: radio, web, télé, journaux… Trois jours à être branché sur tout, matin, midi et soir. Des groupes restants, un devait durant 72 heures s’informer uniquement par la télé, l’autre les journaux, à moins que ce ne fusse la radio ou le web. Le dernier groupe? Uniquement s’informer, et de manière pro-active, par le bouche à oreille. Rien que le bouche à oreille.
Le résultat? Des présentations étonnantes, des réflexions qui décoiffent.
Mais il y a plus: sans qu’il n’y soit obligé, le groupe qui était en privation média a décidé de produire un petit vidéo sur leur expérience. Et comme un des membres de l’équipe en question, Olivier, a décidé de mettre en ligne ce vidéo et de le rendre public, je vous invite à le regarder. C’est fou, c’est déjanté, et je le répète, je suis fier d’eux.
PS: Quelques-uns d’entre eux seront présent vendredi, en table ronde, lors de l’émission beta que j’aurai le plaisir de réaliser et d’animer sur les ondes de CIBL.
Janvier: le retour
Finalement. Après une année à lire, réfléchir et penser un nouveau projet, le hasard fait bien les choses. De ce qui devait être un site, un simple site où quotidiennement, je reprenais mes réflexions là où je les avaient laissé en quittant le Devoir, voici que tout déboule. Début janvier, sur les ondes de CIBL, j’animerai et réaliserai une émission de radio hebdomadaire portant sur les enjeux socio-économiques des technologies. Une suite de ce que furent les émissions Radionet, Clair et Net et Demain la veille, émissions auxquelles on rendra un petit hommage. Une suite, mais pas le même concept.
Une heure, une belle heure pour recevoir et échanger avec des chroniqueurs de grand talent, des personnalités reconnues dans leur milieu respectif. Déjà, plus d’une dizaine de chroniqueurs ont dit oui. Dont on vous révélera l’identité bientôt. Des gens généreux, très généreux. Des gens brillants, crédibles. Sauf exception, cette émission ne sera pas du genre « imprimante, logiciel et petits fours ». La culture en ligne, la propriété intellectuelle, le Web quelque soit sa version, la biométrie, la politique en ligne, la e-gouvernance et la e-administration, les RP, le capital de risque, le marketing, le e-commerce, le logiciel libre, les standards, les médias, l’éducation, les jeux, alouette! Voici une partie des sujets qui seront abordés au cours de la saison 2007.
Oui, balladodiffusion. On répond oui à cette question. Oui aussi à un site complémentaire à l’émission (qui ne sera pas ici, à cette adresse). Non, y’a pas encore de titre. Peut-être le Web dans tous ses états, pour faire suite à l’autre émission à laquelle je collabore, La presse dans tous ses états (ben non, je ne vous dit pas tout ce que je fais, je me garde une petite gêne). Mais pas sûr. Et on a même le culot d’essayer de se casser la gueule dès vendredi, de 09h00 à 10h00, lors du radiothon annuel de CIBL en tentant une émission 0.99 beta 1. Déjà, la feuille de route s’annonce prometteuse. Et non, ça ne sera pas que de la gang à Dumais (y’en a une?).
Oui, j’ai un p… de trac. You bet, Charles! Mais voilà, le sort en est jeté. Alea jacta et toutes ces sortes de choses. Rendez-vous vendredi pour le beta et en janvier pour l’hebdomadaire.
Ouf!
Prendre le virage de la convergence à 222 km/h
Les faits: le chroniqueur automobile Philippe Laguë se fait prendre à rouler à 222 km/h au volant d’une rutilante torpado. Quelques jours plus tard, le courrier ayant livré avec diligence la bonne vieille enveloppe brune sur la rue Frontenac, le Journal de Montréal fait sa une avec cette nouvelle. Bien qu’il admette son erreur sur toutes les tribunes, Laguë, sur les ondes de Bazzo.fm Bazzo.tv, blâme Quebecor et la convergence. Selon lui, le Journal de Montréal aurait voulu nuire aux ventes de son guide de l’Auto dont la sortie est imminente.
Peut-on régler toute suite quelque chose?
Fait-on dans la convergence chez Quebecor? You bet! Tu parles Charles. Pas plus que tard que ce matin encore… À croire même que Quebecor a inventé le mot convergence. Tout comme cette année, Radio-Canada, après avoir été assis sur le modèle depuis des décennies, vient elle aussi d’allumer et de succomber aux chants de la fée convergence. Les murs érigés depuis toujours entre la télé, la radio et, depuis 10 ans, Internet, viennent de voler en éclats. Et on ne parle pas des amitiés particulières entre la société d’État et Gesca, elle qui, en prime, se laisse tenter par le démon de la concentration. Mais il parait qu’on ne dit pas convergence dans la tour sur René-Lévesque. On parle plus de symbiose. Genre. Style. Tsé.
Bref, si quelqu’un doute le moindrement des affirmations précédentes, je vous signale que je vends le Xanax en boîte de 3000 comprimés (contre trois paiements faciles, transport et manutention non inclus). Alors, qu’on ne parle plus de convergence, qu’on ne pointe plus du doigt l’autre, sachant que tout le monde le fait avec plus ou moins d’importance. Right?
Donc, Laguë. La convergence. Le vilain ogre Quebecor. Le lancement prochain de son livre. Parlons-en. D’autant plus que les chroniqueurs Pat Lagacé et Steve Proulx en parlent eux aussi. Tiens, Louise Cousineau aussi.
Par un étrange hasard, il se trouve que la journée où le Journal est entré en possession de la nouvelle, j’étais au téléphone avec un de ceux qui devait prendre la décision de publier l’information, Mathieu Turbide, directeur adjoint de l’information. Sous le sceau de la confidentialité, Mathieu m’a fait part de cette nouvelle en me demandant ce que j’en pensais? Mon premier commentaire? C’est une nouvelle qui doit être jouée dans les premières pages, en autant que ce ne soit pas un règlement de compte pour ses propos tenus à Tout le monde en parle sur l’éthique de ses confrères. « Si le moindrement vous faites allusion à son passage à l’émission, alors il y aura apparence de règlement de compte ».
Je dois dire que Mathieu a fait une fois une (très courte) allusion à cela, dans l’ensemble de notre conversation. Mais en ne faisant aucun lien entre cette critique acerbe de Laguë envers ses collèques et l’article à venir. Seulement pour dire que c’est la sortie (fort médiatisée le lendemain) de Laguë à Tout le monde en parle qui avait vraiment fait connaître Laguë aux yeux du grand public, celui qui ne lit pas le Devoir ou les chroniques vroom-vroom. Rappelons que TLMEP fait plus d’un million de cote d’écoute à chaque semaine. C’est du monde en tab… aurait dit Moose Dupont. Bref, small talk only.
À la fin de notre conversation, quand je lui ai demandé à nouveau, « Tu vas utiliser cela dans le topo? », il m’a répondu « Ben non! ». De même, tout au long de notre discussion, pas une seule fois il n’a été question du livre, de la convergence ou du Devoir. Et jamais je n’ai senti dans le ton de voix de Mathieu que le lancement de son livre pouvait jouer sur le placement de la nouvelle en une. Le savait-il d’ailleurs? Moi, pas du tout.
Fin de l’histoire. Front page le lendemain.
Soit dit en passant, si je puis me permettre un commentaire, « l’ennemi » chez Quebecor, c’est La Presse et Radio-Canada, pas le Devoir. À ce que je sache, depuis monsieur Péladeau père, le Journal et Quebecor n’ont t-ils pas été toujours sympathique au Devoir? Ce qui est arrivé à Philippe est triste, soit. Mais il a prit une chance en conduisant à une vitesse folle… et il a perdu. Depuis la publication de cette histoire dans les pages du Journal, j’ai toujours trouvé que Philippe avait très bien assumé son erreur…jusqu’à cette entrevue avec Marie-France Bazzo. Carton rouge pour Philippe sur la convergence. C’est triste à dire, mais il semble qu’on ne peut pas pas être tous des Christine St-Pierre et assumer avec dignité ses erreurs.
Si jamais Philippe lit ce billet, je suis prêt à venir lui répéter en face ce que je viens d’écrire.
Déclaration d’intérêt: En date d’aujourd’hui, je n’ai aucun contrat, ni projet en cours avec le Journal ou une des filiales de Quebecor. Nothing, rien, zilch. De même, dans le passé, jamais je n’ai eu de contrat avec le Journal ou une des filiales de Quebecor, ou encore un projet. Et à cette minute, je n’ai aucun projet ou contrat à venir avec Quebecor.
PS: En passant, vous devriez vous rappeler ceci: Les médias ne sont pas là pour informer. Ils sont là pour faire des profits au bénéfice de leurs actionnaires. Rien d’autre. Toutefois, les journalistes et les artisans qui oeuvrent dans les médias, eux, sont là pour informer. S,agit juste de trouver la zone de confort pour les deux parties.
Certains esprits étriqués vous diraient que les journalistes sont un mal nécessaire dans un journal. Étriqué, ça veut dire mesquin non?
Ceinture et bretelles
Franco Nuovo prend congé du Journal de Montréal pour faire de la radio
À partir du 14 novembre, celui qui anime également l’émission Je l’ai vu à la radio, diffusée le samedi sur les ondes de la Première chaîne, se consacrera essentiellement à la radio de Radio-Canada, a appris La Presse.
La Presse; Nathaëlle Morissette
Disons que Franco pourrait être un excellent pompier au 13e étage (étage radio) de la tour Radio-Canada si la situation l’exigeait. Il y a de ces drôles de hasard…
Première semaine de janvier (bis)
C’est fait, le projet est accepté et ça démarre en janvier, avec une version beta le 10 novembre.