Suite à mon billet sur le Blackberry, un sympathique lecteur oeuvrant au sein de la fonction publique fédérale a voulu en savoir plus et a demandé s’il existait une politique d’utilisation des Blackberry. À moins qu’il ne se manifeste dans les commentaires, je respecte son anonymat, tout en publiant ces nouvelles directives qui ont été envoyées à tous les employés. Hop! C’est tout chaud. Merci Ô ami lecteur?.
Sécurité et gestion de l’information : appareil BlackBerry_
Afin de répondre à certaines préoccupations soulevées sur l’utilisation d’un Blackberry et de tout autre dispositif sans fil au sein du gouvernement du Canada, Monsieur Wayne G. Wouters, Secrétaire du Conseil du Trésor du Canada, demande que l’on rappelle aux employés certains principes de sécurité et de gestion saine de l’information.
Les dispositifs Blackberry et tout autre dispositif sans fil ne sont pas plus sécuritaires qu’un téléphone cellulaire normal. En conséquence, les mêmes mesures de sécurité doivent s’appliquer à leur utilisation et ils ne doivent jamais être utilisés pour communiquer ou sauvegarder des renseignements confidentiels ou de nature délicate.
Par conséquent, les employés devraient faire en sorte que les NIP (numéros d’identification personnelle) des Blackberry sont protégés de façon adéquate en n’envoyant aucun message par cette méthode et en s’assurant de ne les partager avec personne. En contournant les serveurs de courriel du ministère, ces messages contournent également les pare-feu, les systèmes de protection antivirale et les filtres de pourriels.
Gestion saine de l’information – Comme le précisent la Politique sur la gestion de l’information gouvernementale <_http://www.tbs-sct.gc.ca/pubs_pol/ciopubs/TB_GIH/mgih-grdg_f.asp_> , la Loi sur l’accès à l’information, la Loi sur la protection des renseignements personnels et la Loi sur la Bibliothèque et les Archives du Canada, les mesures et les décisions prises par les fonctionnaires doivent être correctement documentées. Lorsque des renseignements importants sont partagés ou que des décisions sont prises au cours d’un entretien téléphonique ou d’un échange de courriels, il est sous-entendu que les parties concernées prendront les mesures nécessaires pour qu’un dossier concernant cette communication soit créé, sauvegardé et géré de façon adéquate. Dans ce contexte, les messages textuels échangés au moyen de dispositifs sans fil sont similaires à ceux transmis par voie téléphonique ou par courriel. Un dossier de cet échange peut facilement être créé en faisant parvenir une copie du message au système de dossiers du ministère.
Les messages qui sont envoyés, reçus et sauvegardés sur un dispositif sans fil sont tous assujettis à la Loi sur l’accès à l’information et à la Loi sur la protection des renseignements personnels. Dès qu’une demande d’accès est reçue en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, quiconque efface un dossier ou incite quelqu’un à le faire dans le but d’éviter de se conformer à la demande commet un acte criminel au sens de la Loi.
Des directives additionnelles à ce sujet sont disponibles auprès des collectivités de l’Accès à l’information et à la protection de la vie privée, de même qu’auprès des Coordonnateurs régionaux de la sécurité informatique.
Réjean Gravel
Dirigeant principal de l’information
Bureau du Dirigeant principal de l’information


