Des images libres de droits

Puisque la question a été soulevée dans Twitter, voici une liste de sites proposant des images libres de droits ou disponibles sous des licences de type Creative Commons..

http://commons.wikimedia.org/wiki/Main_Page

http://www.freephotobank.org/main.php

http://www.photo-gratis.com/

http://www.freefoto.com/index.jsp

http://www.dexhaus.com/v2/

http://www.kavewall.com/stock/

http://www.adigitaldreamer.com/gallery/index.php

http://www.stockvault.net/

http://www.freephotosbank.com/

http://www.freedigitalphotos.net/

http://www.cepolina.com/freephoto/

http://www.turbophoto.com/Free-Stock-Images/

http://www.freestockimages.net/

http://stockart.deviantart.com/

http://www.stockvault.net/

http://www.unprofound.com/

http://www.vintagepixels.com/

http://www.openstockphotography.org/

http://www.imageafter.com/

http://www.fontplay.com/freephotos/

http://www.everystockphoto.com/

http://www.photocase.com/en/

http://www.sxc.hu/

http://www.graphicsarena.com/

http://www.morguefile.com/

http://www.flickr.com/creativecommons/

http://www.fromoldbooks.org/

http://www.pixelperfectdigital.com/free_stock_photos/

http://www.mayang.com/textures/

http://www.woophy.com/map/index.php

http://www.woophy.com/map/index.php

http://freerangestock.com/http://www.designpacks.com/

http://www.zurb.com/zurbphotos/

http://www.diwiesign.com/index.php?page=stockphotos

http://tofz.org/index.php

http://www.animationfactory.com/en/

http://www.burningwell.org/

http://amazingtextures.com/textures/index.php

http://amazingtextures.com/textures/index.php

http://www.fotogenika.net/modifica/igallery.asp

http://www.freemediagoo.com/

http://majesticimagery.com/

http://www.photoshopsupport.com/resources/stock-photos.html

http://www.creativity103.com/

http://www.texturewarehouse.com/gallery/index.php

http://www.geekphilosopher.com/MainPage/photos.htm

http://www.afflict.net/

http://www.creatingonline.com/stock_photos/

http://freestockphotos.com/

http://www.freeimages.co.uk/

http://www.lightmatter.net/gallery/

http://www.artfavor.com/

http://www.insectimages.org/

Ada, Grace et Anita

Elle est née en 1949 sous le nom d’Anita Borg Naffz, mais ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’informatique la connaissent sous le nom de Docteur Anita Borg. Elle fut une des rares femmes à obtenir son doctorat en informatique. Après 12 années à travailler pour des entreprises comme Digital Equipment, elle a fondé l’Institute for Women and Technology qui, lors de son décès en 2003, sera renommé le «Anita Borg Institute for Women and Technology».

La mission de cet institut :
-    accroître la participation des femmes dans tous les aspects des technologies
-    encourager plus de femmes à étudier et travailler dans le monde des technologies
-    éduquer l’entreprise privée, le milieu universitaire et les gouvernements afin d’accélérer ces changements.

En 1999, le président Bill Clinton l’a appointé à la tête de la commission présidentielle pour l’avancement des femmes et des minorités en sciences, en génie et en technologies afin de concevoir une stratégie nationale permettant d’accroître la participation des femmes dans ces domaines.

Elle a aussi reçu de l’Association for Women in Computing le prix Augusta Ada Lovelace, une autre femme importante pour qui s’intéresse à l’histoire de l’informatique. Lovelace comtesse soit, mais aussi fille du poète Lord Byron. Mais c’est surtout elle qui a énoncé au XIXème siècle les règles de ce que l’on appelle aujourd’hui la programmation. On lui reconnaît aussi la maternité du premier véritable programme informatique au monde  alors qu’elle écrivait une description de la machine analytique de Charles Babbage, l’ancêtre mécanique de l’ordinateur.

Bref, Anita Borg fait parti de ce club malheureusement sélect des rares femmes à s’être imposé sur la scène informatique et technologique. Je dis malheureusement, car elles sont justement trop rares, les femmes qui œuvrent dans ces domaines. Bien que cela tend lentement (trop lentement à mon goût) à changer.

Le Docteur Anita Borg fut aussi celle qui a créé en 1987 Systers, la première communauté en ligne de femmes œuvrant en informatique, ceci bien avant que le concept de communauté en ligne soit «mainstream».

Anita Borg est décédée en 2003 d’une tumeur au cerveau.

Parmi les initiatives qu’a contribué à mettre sur pied le docteur Borg, il faut retenir le «Grace Hopper Celebration of Women in Computing».

En ce 8 mars, comment ne pas se souvenir du contre amiral Grace Hopper, docteur en mathématiques et surtout informaticienne de génie qui a conçu entre autres le premier compilateur et le langage COBOL. Mais sa contribution la plus célèbre fut la création du bogue. En effet, à l’époque où elle travaillait sur les premiers ordinateurs, elle trouva lors d’une panne un papillon nocturne pris dans un relais. Une fois l’insecte enlevé, elle nota dans son journal de bord la mention suivante, « first actual case of bug being found.»

Bref, on doit avouer que le docteur Anita Borg a visé juste en créant le «Grace Hopper Celebration of Women in Computing», un événement d’envergure qui vise à mettre en évidence les intérêts de recherche et de carrière des femmes en informatique. Il s’agit aussi de la plus importante rencontre de femmes œuvrant en technologies et durant les 4 jours que dure l’événement, des femmes de tout horizon viennent présenter à leurs paires les résultats de leurs recherches.

Google, et maintenant Google Canada, ont mis sur pied le Google Canada Anita Borg Memorial Scholarship, une bourse d’étude qui honore les femmes en informatique et technologie.

 

Mise à jour: Stéphanie Booth a publié sur Presse-Citron un billet sur la journée Ada Lovelace. Stéphanie Booth publie aussi sur son blogue, Climb to the stars.

Mise à jour 2: Quand à la place des femmes aujourd’hui, comment passer sous silence celle qu’occupe Dame Wendy Hall, présidente de l’ACM, la plus ancienne association informatique du monde et co-fondatrice avec Sir Tim Berners-Lee du Web Science Research Initiative. Les travaux de Wendy Hall portent entre autre sur le Web sémantique.
 

Non merci

Je n’ai jamais aimé être sur le «front». Comme bien d’autres qui font ce métier qui est le mien, nous n’aimons pas être sur le devant de la scène… ou encore moins être en gros plan sur les fenêtres qui, il n’y a pas si longtemps encore, séparaient le monde de la rue des belles grosses rotatives jaunes sur la rue Craig ;-) . Thanks, but no thanks. Soyez gentils, les quelques sympathiques personnes qui ont osé, retirez-moi de vos listes et faites plutôt une place à d’autres qui meurent d’envie d’y être. Rien de méchant croyez-moi, mais dans le passé, j’ai toujours refusé de participer à ces concours/nominations/whatever. Et j’aimerais qu’il en soit ainsi.

10-4 dirait un certain Poirier.

Front de Libération des Données

Google Blog Converters 1.0 Released from Google Open Source Blog:

By J.J. Lueck, Data Liberation Front

Blog authors around the world, Google would like to remind you that it’s your blog, your data. Now that Blogger allows users the ability to export all contents of their blog, the Data Liberation team would like to announce the Google Blog Converters project. This new Open Source project provides the ability to easily move blog posts and comments from service to service. This initial release provides Python libraries and runnable scripts that convert between the export formats of Blogger, LiveJournal, MovableType, and WordPress.

In addition, the source code includes templates for hosting these conversions on Google App Engine. Future additions to the project will include support for BlogML and synchronization tools between various services that do not provide a import/export feature but do provide APIs for accessing and modifying blog contents.

We’re excited to provide this level of control for your personal blog data. Contributions to the project are always welcomed and encouraged, so check out our source code (download, 2.7 MB zipped) and let us know what you think. We look forward to your feedback in our discussion group.

 

Assassinons nos classiques avec Spike Jones

Spikejones.jpgTous les dimanche soir, en compagnie de mon collègue Christophe Huss, critique de musique classique au Devoir, j’ai le plaisir de co-animer l’émission Classique Actuel sur les ondes de CIBL. À toutes les semaines, en 90 minutes, nous proposons aux auditeurs le meilleur, et quelquefois le pire, des nouveautés classiques. Oui, le pire! Car notre émission n’est pas qu’une sélection toute bête de nouveautés. Il y a un choix éditorial que nous assumons. Les critiques sont inclues dans le prix.

L’année dernière, pour célébrer le début de la nouvelle année, nous avions concocté une émission de nanars. Un nanar, c’est une oeuvre qui se prend au sérieux, mais qui sombre dans le ridicule tellement la chose est outrageusement mal réalisée. Un navet? Pire encore. Par exemple, nous avions osé faire jouer en ondes Mary Schneider, la reine du yoddle australien, qui nous interprète à sa façon (!) les grands classiques. Une horreur, je ne vous dis pas, mais tellement drôle à écouter…

Cette semaine, pour débuter la nouvelle année sur les chapeaux de roues, Christophe et moi avons choisi (délibéremment) de concevoir une émission articulée autour de Spike Jones (voir aussi la version anglaise), un musicien des années 40 et 50 spécialisé dans les parodies musicales que Christophe et moi adorons, rien de moins.

Et que se passe-t-il lorsqu’un classiqueux comme Christophe Huss analyse avec tout le sérieux (tousse! tousse! tousse!) qu’on lui connaît les oeuvres de Spike Jones?

On assassine les classiques!

Et vous pensiez que c’est sérieux la musique classique? Pas nous. Classique Actuel est tout, sauf une émission guindée.

Au menu de l’émission de ce soir, des versions particulièrement folles et dejantées de l’ouverture Guillaume Tell, le Danuble bleu, l’opéra Paillasse, la rhapsodie hongroise, la dance des heures, Carmen, le Casse-noisette et un Schikelgruber particulièrement déjanté.

Bref, pour votre plaisir, mais surtout le nôtre, car c’est vous dire le plaisir que nous avons eu à faire cette émission, voici notre spécial annuel Classique Actuel consacré à l’oeuvre de «Spike Jones».

 

Réinventer la lecture

Mark Bernstein est un des spécialistes mondiaux de l’hypertexte. Il est un membre actif du SIGWEB, ce groupe d’intérêt spécial de l’ACM sur l’hypertexte, l’hypermedia et le Web. Il est aussi un participant régulier aux conférences Wikisym. C’est d’ailleurs à cette occasion, lors de la rencontre Wikisym-Montréal, que j’ai pu finalement rencontrer Bernstein.

Mark Bernstein est aussi éditeur. Sa société, Eastgate, publie la revue savante Tekka (qu’il faut lire, ne serais-ce que pour l’article «Do tags work?»), le logiciel Tinderbox , une application destinée à organiser et structurer de l’information, et l’outil de création littéraire StorySpace, un hypertexte orienté narration. J’avais souligné le travail de Bernstein en 2002 dans le Devoir. C’est à ce moment que nous avons commencé à échanger Mark Bernstein et moi. Mark a commis un très tripatif (™Languirand) billet sur son carnet en 2006: 10 conseils pour un site vivant (10 tips on writing the living web).

À propos de StorySpace, voici ce que j’écrivais :

Bref, Bernstein, fasciné par les concepts d’hypertexte, créa il y a quelques années de cela, le progiciel StorySpace, le seul logiciel qui, à ma connaissance, permette d’écrire de la littérature «hypertextuelle». Imaginez qu’au lieu de lire une oeuvre de façon linéaire, comme dans un livre, de la première à la dernière page, vous pouviez créer un roman ou une nouvelle, qui puisse se lire sur de multiples petites fiches cartonnées 3×5, et de façon non linéaire. À moins que ce texte demeure dans un format électronique, et qu’en plus d’être publié sur le Web, cette oeuvre puisse inclure sons et vidéos.

Bref, vous comprendrez que StorySpace est encore un produit marginal, car le nombre d’écrivains pouvant penser en mode 3D est plutôt restreint. Pourtant, plusieurs auteurs se sont frottés à l’hypertexte, et de nombreuses oeuvres sont disponibles sur le site de Mark Bernstein. Lire une véritable nouvelle «hypertextuelle» est une expérience nouvelle et fascinante bien qu’en tant que lecteur, vous deviez aussi faire quelques efforts pour habituer à cette nouvelle forme de lecture.

Alors que le livre électronique et la lecture en ligne sont de retour sous le radar, il convient de rappeler l’existence d’un outil de création comme StorySpace. Qu’il soit papier ou pixel, le livre reste un livre, avec une structure linéaire. Je lis du début à la fin. De la page 1 à la conclusion. Pourquoi le processus de lecture lui-même n’évoluerait-il pas, afin de profiter des possibilités offertes par le réseau? Il serait intéressant de mettre en les mains des natifs un outil comme StorySpace afin de voir comment ceux-ci s’approprieraient l’outil. Sûrement différemment de nous. Cela dit, des auteurs se sont mis à la tâche et se sont appropriés l’outil. Les résultats sont ici (fiction, poésie, essais).

Un bouquin en hypertexte? De tels bouquins furent même publiés sous forme papier. Un des exemples qui me revient en tête est cette collection de livres dont vous êtes le héros. De l’hypertexte adapté tant bien mal au papier. Alors qu’il eu été beaucoup plus facile d’approche en électronique.

Marie Laberge utilise le réseau et tente une nouvelle approche dans la commercialisation du livre.

Pourquoi ne pas tenter de réinventer la lecture d’un livre? Faudrait-il d’ailleurs continuer d’appeler cela un livre? Une œuvre littéraire?

Et je ne puis m’empêcher d’imaginer des reportages journalistiques réalisés avec StorySpace. Qui parlait de valeur ajoutée à l’information brute?

Mais surtout, la grande question à 5,95$, comment commercialiser des telles oeuvres?

Le facteur WIIFM (what’s in it for me)

Depuis quelques jours, je bosse sur une recherche qui servira à produire un billet complémentaire à celui de Michäel Carpentier. Et cette recherche m’oblige entre autre chose à me relire, à tenter de voir si une réflexion parue cinq années auparavant tenait toujours la route.

Parmi les articles que j’avais publié dans le Devoir, il en est un qui, je le constate, pourrait très bien s’appliquer au PlanNumériquePourLeQuébec, une idée de Patricia Tessier que Martin Comeau a voulu associer à un espace de réflexion. Cela dit, ne nous leurrons pas. Malgré la campagne électorale en cours, rien ne surviendra à court terme. Il ne s’agit pas d’un sprint, mais bien d’un marathon. Un marathon qui a connu plusieurs faux départs.

J’ai encore en mémoire ma participation (suite à mon départ du Devoir) au «Comité des sages» que le Gouvernement du Québec avait mis en place, suite à la publication du rapport Gautrin. On constate aujourd’hui que peu de choses ont vraiment avancé.

Bref, si cela peut aider, je met en ligne une entrevue que j’avais réalisé avec Bill Piatt lors de la conférence GovNet ’03. Détail cocasse, lors de cette conférence, j’avais reçu à notre résidence d’Ottawa-Hull le chercheur Dominique Wolton et le consultant Pierre de la Coste. En compagnie de plusieurs adjoints politiques, nous avions assisté à la victoire de Jean Charest sur Bernard Landry. Et c’est la première fois que je voyais Wolton incapable de rien dire, tellement il était flabergasté par la politique d’ici.

Mais revenons à Bill Piatt. Bill Piatt, c’est l’homme qui a dirigé le déploiement du portail gouvernemental FirstGov, un guichet unique où les citoyens pouvaient trouver toute l’information générée par l’administration publique américaine. Sachant que ses propos seraient publiés dans un quotidien francophone, l’homme avait fait preuve d’un bel esprit d’ouverture, d’une rare générosité et d’une candeur exceptionnelle lorsque je l’avais interviewé. Nous avions finalement passé plus de 3 heures à discuter ensemble de plusieurs enjeux et défis reliés au e-gouvernement et à la mise en place d’un état numérique.

Car pour réaliser un état entièrement numérique, outre l’enjeu fondamental du haut-débit, le gouvernement doit être lui-même un utilisateur modèle qui agira comme courroie de transmission pour inciter les citoyens, les entreprises et toute la société civile à se joindre à lui pour réaliser ce concept. Ce texte plein d’enseignements (qui devraient cependant être adapté aux spécificités québécoises) fait donc état des défis que Piatt a dû relever afin de concrétiser FirstGov.

*****

FirstGov, un portail pour les citoyens.

Si vous croyez que la mise en place d’un portail national comme celui du gouvernement du Québec ou du Canada est tout un défi à relever, imaginez celui de réaliser un portail regroupant 260 organismes différents, 22 000 sites Internet distincts, et 27 millions de pages à indexer hebdomadairement. Tout cela, en 90 jours. Bienvenue à FirstGov, le portail made in USA.

Nombreuses sont les personnes qui croient que la réalisation d’un portail national est uniquement un défi technologique. Après tout, il s’agit de réunir des masses d’informations sous un même toit, non? «Faux», de dire Bill Piatt, le grand responsable de la mise en place de FirstGov que nous avons rencontré la semaine dernière lors de la conférence GovNet 03: «Si ce n’était que des contraintes technologiques, un portail national comme FirstGov aurait probablement vu le jour plus rapidement». Et pourtant, entre le décret présidentiel et le lancement, seulement 90 jours se sont écoulés.

Mais, au royaume de Dubya, la politique et les lobbys sont rois et maîtres. Selon Piatt, «ceux-ci peuvent, en moins de deux, tuer une initiative nationale qui pourtant est destinée à servir les citoyens».

Welcome to Washington.

Les défis de FirstGov

Servir le citoyen; regrouper sous un même toit tous les services offerts par un gouvernement national; héberger la quasi-totalité des sources d’informations qu’une administration publique a à offrir aux citoyens et aux entreprises du pays, tels sont les buts — nobles — de FirstGov. Né d’une initiative du président Clinton, le défi de FirstGov — et de Bill Piatt et son équipe — était d’offrir aux citoyens un guichet unique où trouver toute l’information possible générée par l’administration publique américaine.

Les défis, eux, étaient fort nombreux. Après tout, nous parlons ici d’un gigantesque portail regroupant 22 000 sites Internet différents, 260 agences gouvernementales distinctes et 27 millions de pages Web à indexer à toutes les semaines. De plus, il y avait une notion de confiance à insuffler au grand public.

Or comme les données personnelles aux États-Unis sont plutôt considérées comme une marchandise, Bill Piatt avait déjà tout un défi à relever. Par exemple, en Floride, l’administration publique de l’État avait décidé d’accepter l’offre gracieuse et gratuite d’une entreprise faisant des appareils servant à numériser les photos sur les permis de conduire. Seul petit hic, en contrepartie, l’entreprise en question s’est mise à revendre à des sociétés de crédit les photographies numériques en les appairant avec le numéro du permis et le nom du propriétaire du permis. Tout ce qu’il fallait pour donner une crise cardiaque aux dirigeants de la Commission d’accès à l’information du Québec.

Pressions politiques

Second défi pour Piatt: vaincre les pressions politiques. En effet, aux États-Unis, patrie des puissants lobbys aux moyens illimités, l’information est reine. Ceux qui la détiennent, traditionnellement les lobbys, peuvent se permettre de monnayer très cher cette connaissance de l’administration publique.

Or en mettant en ligne autant d’informations, l’équipe de FirstGov allait donc amoindrir les pouvoirs et les connaissances que les lobbyistes détenaient. FirstGov était donc une menace pour eux. Inutile de dire que les pressions des lobbys sur la Maison-Blanche et l’équipe du président furent intenses. Mais c’est l’entrée en scène d’un second groupe de lobbyistes qui a failli tuer le projet. En effet, pour les lobbys pro liberté d’expression. FirstGov était un magnifique véhicule pour redonner du pouvoir aux citoyens. Et eux aussi se mirent à faire des pressions sur la Maison-Blanche.

Excédée, la Maison-Blanche ne savait plus trop quoi faire. Demander à l’équipe de Bill Piatt de mettre la pédale douce ou, au contraire, lui demander de continuer à mettre en ligne encore plus de contenus?

La solution, c’est Bill Piatt qui l’a trouvée. Devant les pressions quotidiennes, l’équipe de FirstGov a réagi au quart de tour et, en moins de trois mois, a lancé le portail FirstGov tout en appliquant les principes suivants:

- La simplicité avant tout, le bon vieux principe KISS (keep it simple stupid) si cher aux Américains;

- réagir rapidement face aux événements et aux pressions politiques;

- si votre proposition n’est pas claire, communiquez, communiquez, communiquez. Et dans le doute, recommencez;

- vous devez avoir l’appui du plus haut niveau de l’administration;

- toujours se souvenir que tout projet gouvernemental, même s’il est destiné au grand public et qu’il est totalement apolitique, est et demeure un projet politique;

- moins vous bousculerez de personnes, moins vous aurez de résistance;

- toujours prévoir le facteur WIIFM (what’s in it for me).

Le pépin

Cependant, quelques mois à peine après le lancement de FirstGov, vint un pépin: l’élection d’une nouvelle administration. Durant plusieurs mois, l’administration Bush examinait «la bébelle de Clinton» en se demandant quoi faire avec. Liquider le tout et recommencer avec une nouvelle orientation? Laisser le tout en place. Pour Piatt et son équipe, ce furent des semaines et des mois extrêmement difficiles. La seule certitude que Piatt avait: des budgets de fonctionnement pour moins d’une année. Ensuite? Plus rien.

Le 11 septembre toutefois, tout changea. En quelques heures, FirstGov devint le portail le plus consulté par tous les Américains. Conseils pratiques, liste des personnes disparues, liste des personnes retrouvées vivantes, liste des personnes retrouvées mortes, qui, quand quoi, où, comment, toutes ces questions, FirstGov y répondait avec efficacité.

De nombreuses personnes de l’administration Bush y trouvèrent l’information nécessaire à la bonne marche du pays en ces temps de crise, et ce, bien avant que les fonctionnaires concernés puissent répondre aux questions posées. FirstGov venait de prouver son utilité auprès de tous les membres de l’administration Bush.

Aujourd’hui, le bien-fondé de FirstGov ne fait plus aucun doute, ni sa survie. Les événements du 11 septembre ont fait la preuve de la force de l’information libre par rapport aux institutions. Piatt a quitté l’équipe de FirstGov pour se joindre à la société Unisys. Mais FirstGov, quelle que soit l’administration en place et les pressions des lobbys, est là pour longtemps.

Du journalisme

Non, mon cher Gilles. Donne-moi encore un peu de temps avant de te revenir sur notre conversation journalistes vs. blogueurs. Mais puisque je me doute qu’éventuellement, tu me relanceras sur le journalisme, je te propose une réflexion de Jean-Claude Guillebaud (encore lui) sur le journalisme avec lequel je suis en très grande partie en accord.

Amitiés

Michel

 

 

Dis moi ami Gilles…

Salut à toi, mon cher Gilles. Tu sais que j’aime bien nos échanges matinaux, même si, idéalement, j’apprécierais qu’ils aient lieu après mon premier café, histoire de ne pas trop dire de conneries.

D’ailleurs, tu devrais prendre mon habitude de sortir le matin, le café à la main, afin de prendre un bon bol d’air frais? Ça aère les neurones et ça prédispose à des échanges fructueux. Et en plus, ça permet à Wiki le chien de se dégourdir les pattes. T’es frileux un brin? C’est ça vieillir mon ami. Alors, on la débute comment, cette conversation?

Il faut te dire que j’avais bien hâte de lire cet édito de Marie-Andrée. Je le savais depuis la veille qu’elle se commettrait sur le sujet. Mais avant tout, les petits caractères qu’on ne lit quasiment jamais. Tu me permettras donc avant toute chose d’y aller de la traditionnelle déclaration d’intérêts : j’étais au Devoir dans la salle de rédaction ce mercredi 29 octobre quand Marie-Andrée m’a demandé de passer à son bureau afin d’échanger sur son édito à venir. On parle ici d’échange d’idées et rien d’autres.

Tu le sais comme moi, avant d’écrire son papier, un éditorialiste le moindrement sérieux prend la peine de converser avec plusieurs personnes avant de se faire une tête. C’est la base du métier. Il en est de même pour ceux qui font de la chronique. Bref, nous avons discuté un 30 minutes, en échangeant principalement des faits, et aussi, quelques impressions personnelles. Voilà pour la déclaration. Et si je me fis à son professionnalisme, elle a dû parler avec d’autres personnes et lire sur le sujet. Tu me permets une autre gorgée de café?

Bon, les blogues. Avant toute chose, tu permets qu’on règle l’histoire du blogue? Peux t-on s’entendre toi et moi pour dire que le blogue est un outil, au même titre qu’un marteau ou un appareil photo numérique (puisqu’il faut y aller d’une métaphore «digitale»)? Ce n’est pas parce que tu possèdes un marteau que tu as les connaissances et l’habileté pour construire une maison? Et ce n’est pas parce que tu viens de t’offrir un appareil photo numérique dernier cri que tu seras le prochain Cartier-Bresson. Le blogue, c’est n’est qu’une marchandise commercialisable (ou non), un outil qui facilite la prise de parole en ligne et rien d’autre. Et non pas, comme me le disait une connaissance, «c’est que pour certain, le blogue est l’avenir du monde, une panacée universelle hors de laquelle point de salut.» Et demain? Probablement de nouveaux outils encore mieux adaptés.

Et alors, t’as terminé ton café? J’en suis à mon second et je me demande encore comment nous allons la jouer celle-là? Devrais-je endosser le chandail du méchant journaliste corporatiste vendu au diktat du Kapital et qui veut à tout prix protéger sa profession tandis que toi tu joueras le rôle du blogueur «power to the people»? Tentons-nous plutôt de trouver des points communs et par la suite de discuter sur les différences qui nous séparent? Dans ta réponse, fais moi part de ton plan de match, je suis ouvert à tout. Cela dit, comme dans «Tous pour un», on s’entend que nous avons le droit de faire un appel à tous ou de consulter un «ami-connaissance-expert» si la cause l’exige.

Dans le fond, de quoi parle t-on ici Gilles? De communication non? Or, de communication, y’en a t-il vraiment eu depuis la publication  de cette éditorial?

Mais si tu le veux bien, examinons les faits. La veille, Le Devoir publie un topo d’Alec Castonguay révélant que le Parti Conservateur voudrait inviter des blogueurs lors de leur prochain congrès à Winnipeg. Tu me connais, je suis pour la tarte aux pommes, le frappeur désigné, la proportionnelle et la prochaine campagne électorale provinciale. Comment être contre l’initiative du Parti Conservateur alors? Le problème, c’est lorsqu’on parcoure l’article un peu plus en détails, on y lit que «Mais ne s’inscrit pas qui veut. Le parti a créé une grille d’analyse pour choisir qui aura la permission de couvrir l’événement.» Paf! (le chien). Plus loin dans l’article, Thierry Giasson, chercheur principal au Groupe de recherche en communication politique de l’Université Laval, affirme même que «Pour une formation politique, les blogueurs deviennent des agents d’information et de propagande».

Ça mon vieux, ça m’interpelle bougrement comme citoyen. Et comme journaliste aussi.

Personnellement, et je crois te l’avoir déjà dit, j’estime qu’il est sain en politique d’admettre des observateurs de toute tendance à un congrès et leur faciliter l’accès aux délégués et aux dirigeants du parti. Mais en autant que la game soit la même pour tous et que toutes les tendances soient accueillies de la même façon. Ici, on a des doutes raisonnables, surtout quand on sait comment les conservateurs ont tenté de contrôler l’information lors de la dernière campagne électorale. Imagine si le PC commençait à inviter uniquement les médais qui servent sa cause?

Mais bon, on verra bien à l’usage. Il nous faudrait voir si ce que disait Ryan Sparrow, le porte-parole du PC, est vrai, à savoir la grille d’analyse ne sert pas à éliminer les blogueurs qui ne sont pas de tendance conservatrice. «On veut seulement s’assurer que ce sont de vrais blogueurs. Mais il n’y a pas de volonté partisane là-dedans. Un blogueur libéral peut venir au congrès, c’est ouvert».

Dis, tu as bien lu? Des vrais blogueurs. C’est quoi un vrai blogueur? Tu définis ça comment toi, un vrai blogueur? Déjà que notre profession se pose encore la question, «c’est quoi un journaliste»? Et tiens, je te la pose la question, tu définis ça comment un vrai blogueur toi?

Donc, on continue. On parlait de communication non? Tu as donc Marie-Andrée qui publie son édito dans le Devoir du lendemain, en prenant comme prétexte l’article d’Alec Castonguay. Elle prend la peine de définir les maux qui afflige ma profession, de décrire cette confusion des genres que moi-même, je déplore et même de demander aux membres de ma profession de faire un examen de conscience (qui s’impose mon vieux, qui s’impose) avant de livrer sa réflexion sur les blogueurs.

Une réflexion tout en nuances selon moi. Mais elle y va d’une expression malheureuse, «blogueurs emberlificoteurs», qui met le feu aux poudres. Dis, tu sais ce que veut dire emberlificoter? Je te donne la définition du Druide :
emberlificoter : Empêtrer.
S’emberlificoter : s’emmêler. Ce maladroit s’emberlificote encore dans les rideaux.
[Figuré] Embrouiller pour tirer profit de qqn. Elle veut m’emberlificoter, c’est évident.

Et re Paf! (le chien, pov’ bête).

Pourtant, elle a aussi dit dans son papier «journaliste roucoulant». Mais enfin, nous sommes humains, on veut bien lire dans un papier ce qui nous interpelle directement, rien de plus, rien de moins.

Bref, il n’en fallait pas plus pour que plusieurs se sentent interpellé par ce qualificatif et, tel une bande de loups attirés par l’odeur du sang, lancent l’appel de la curée. «Sus à la l’éditorialiste qui ose nous remettre en question». Heureusement, quelques-uns y sont allés d’une réflexion un peu plus ouverte, prônant cette sacro-sainte conversation qui est un des arguments clés de blogueurs en faveur de l’implantation de cet outil dans les sites médias.

Mais dis moi, toi qui lit les blogues comme moi (et comme Marie-Andrée, je te le signale), tu as déjà vu de la conversation dans un blogue de journaliste? Soit, tu pourras me répondre que les journalistes s’impliquent peu dans leur blogue, mais en même temps, avoue qu’on est trop souvent témoins de soliloques stériles dans les commentaires, et ce même avec une modération qui évite les dérapages diffamatoires (j’ai bien d’ailleurs d’entendre le verdict dans la cause impliquant Canoë et le chroniqueur Richard Martineau). Crois-tu honnêtement que ça donne le goût aux journalistes de s’investir un peu? Et je te pris de me croire, j’ai discuté avec plusieurs journalistes de cet enjeu.

Bref, l’encre de l’édito de Marie-Andrée Chouinard n’était pas encore sèche que plusieurs y allaient de propos impétueux et véhéments. Bref, dans une tentative de démarrer cette conversation si chère aux apôtres du blogue, Marie-Andrée y est allé d’une réponse aux commentaires sur deux blogues différents.  Oui, nous avons eu droit à quelques réponses pertinentes, qui faisait preuve d’ouverture et qui me faisait espérer à un la naissance d’un échange où tous, journalistes ET citoyens, auraient beaucoup à gagner.  Mais la suite mon petit père, tu as lu la suite? D’ailleurs, suite à ce billet, je songe sérieusement à rapetisser la cible dans mon dos, histoire d’en sortir vivant. Alors, tu crois sincèrement que ça prédisposait à un échange empreint d’ouverture et de respect? Mes deux cennes, pour ce que ça vaut? Il y a ici une belle occasion d’échange entre nos deux univers qui vient de s’évanouir à tout jamais. Et ça mon vieux, je te prie de me croire, je trouve cela triste, tragique même.

Cela dit, il y a aussi cet question d’accès réservé aux journalistes. Je te l’ai dit plus haut et je le répète, je n’ai aucun problème, mais vraiment aucun à ce que les blogueurs, twitteurs et whatever l’outil qui facilite la prise de parole aient les même accès aux délégués et aux dirigeants du parti lors d’un congrès politique. C’est aux organisateurs du parti de décider. La décision leur revient. Mais pour éviter que des conférences de presse de transforment en zoo partisan, oui à des périodes réservées aux journalistes dont c’est le métier. Des journalistes qui publient soit dans la presse écrite, dans la presse électronique ou… dans un blogue. Tu te souviens de ma comparaison avec le marteau ou l’appareil photo numérique? Et bien voilà, ce n’est pas la possession de l’outil qui fait le professionnel, mais en contre partie, quelques amateurs peuvent faire aussi bien que des professionnels.

Mais il me fait d’expliquer pourquoi je parle de zoo partisan. Je te reporte à ce billet d’Alec Castonguay publié sur les carnets du Devoir pendant la campagne électorale provinciale. Lis bien ceci :

Depuis quelques jours, Stephen Harper fait un discours le matin devant 100 à 300 militants. Il reste ensuite sur place pour le point de presse quotidien avec les journalistes, de sorte que les supporters assistent à la conférence de presse.

À Victoria mercredi et à Vancouver jeudi, les questions difficiles posées à Stephen Harper étaient reçues avec des hués. Mais aujourd’hui à Brantford, en Ontario, la foule a carrément chahuté les journalistes qui posaient des questions, huant fortement et insultant les représentants de la presse.

À tel point qu’un journaliste de la radio de Radio-Canada, Yvan Cloutier, a dû demander au chef conservateur de calmer ses militants. Il était incapable de poser sa question.

Pour la première fois de la campagne, Stephen Harper a donc demandé aux personnes présentent de ne pas réagir aux questions. Tous les autres chefs se sont fait un point d’honneur de contrôler leurs supporters depuis le début de la campagne, mais c’était la première fois que Stephen Harper agissait. La demande de M. Harper a été accueilli froidement par les militants, qui ont continué à démontrer leur mécontentement quand la question n’était pas à leur goût.

Tu comprends maintenant pourquoi je te parle de zoo partisan. Rien à voir avec des supposés privilèges.

Mais bon, je m’aperçois que le temps passe et que le soleil et la famille m’appelle. Dis-moi, tu es sorti prendre ta marche avec Loulou? Tu sais qu’il eut été bien de continuer ces conversations sur l’île, face au fleuve? Ça me manque tu sais.

Allez, je te laisse réfléchir à tout cela, j’ai hâte de lire ta première réponse, et je te laisse sur cette question fondamentale que peu de personnes ont semblé relever :

C’est quoi un vrai blogueur? Comment définis-tu un vrai blogueur? J’ai hâte de lire tes réflexions, surtout avec ton passé de relationniste (grrrrr! ;-) )

Amitiés sincères

Michel

 

Who the phoque are you?

Depuis vendredi soir dernier, je ne cesse de réfléchir à cette question d’identité en ligne. Vrai, on me connait sous le nom de Michel Dumais, mais qui est-il vraiment? Lorsque je discute en face à face avec mes amis, ils savent très bien qui leur parle, mais en ligne, c’est une autre histoire. Qui est Michel Dumais? Soit, il est citoyen, un citoyen qui aussi s’engage discrètement dans des causes qui lui tiennent à coeur, mais aussi un animateur/producteur d’une émission de radio ainsi qu’un journaliste, un journaliste soumis à l’objectivité, en autant que l’on puisse comprendre et admettre que l’objectivité absolue n’existe pas.

Mais sur ce blogue, dans cet espace clairement identifié à mon nom, qui suis-je? Lorsque je publie un billet, le lecteur de devrait-il pas savoir avec quel chapeau je rédige son contenu? Le citoyen Michel, le journaliste Dumais, la personne engagée? «Who the fuck are you?» C’est d’ailleurs cette question que je posais lors d’une table ronde sur le journalisme civique au congrès de la FPJQ avec entre autre Olivier Niquet, de Cent Papiers et Serge Proulx, professeur à l’UQAM. Car le problème avec le journalisme civique, c’est qu’il manque justement, de journalisme. Des opinions? N’en jetez plus, la cour est pleine, mais des citoyens qui tentent de rédiger le plus objectivement possible des articles sur Cent Papiers, on les cherche. Or, lorsque je lis une opinion, j’aime bien savoir qui me parle (ça vous rapelle quelque chose? ;-) ). Qui me parle? «Who the fuck are you?».

Sur quelques blogues, on peut lire une déclaration d’intérêt ou une politique éditoriale. À cela, je dis bravo. On sait déjà qui parle. Mais dans le cas où vie professionnelle, vie civique et vie personnelle sont intimement liées, on fait quoi? Avec quel chapeau tel ou tel billet a t-il écrit? Je ne peux répondre pour les autres, mais dans mon cas, j’ai décidé d’ajouter trois nouvelles catégories qui clairement, indiqueront aux lecteurs QUI leur parle. Journaliste Dumais, c’est le journaliste, soumis à un code d’éthique et à l’objectivité. Citoyen Michel, c’est la personne qui pense, réfléchit. Michel Dumais engagé, c’est le citoyen qui s’implique, celui qui par exemple, est membre du conseil d’administration de CIBL-FM.

Bref, à compter d’aujourd’hui, pour chaque billet publié sur ce blogue, une catégorie indiquera au lecteur QUI leur parle. Je suis conscient que ce système n’est pas parfait, j’aurais très bien pu créer trois carnets différents pour bien différencier les trois, mais à tout le moins, on s’approche d’une saine transparence. J’ai dit transparence, pas être nu. Cela dit, ma vie privée elle, restera privée. On peut quand même se garder une petite gêne non?

 

En complément de lecture: Paul Cauchon, Vedettariat, mélange des genres et opinions journalistiques. Le Devoir.