Automne

Ils étaient quatre. Le premier, promis à la présidence, est décédé lors de l’opération Aphrodite durant la seconde grande guerre. Le second n’eut d’autre choix que de prendre la relève de son frère et fut élu à la présidence des Etats-Unis avant d’être assassiné en 1963. Le troisième, sans aucun doute le plus brillant des quatre frères et le plus épris de justice sociale, fut lui aussi assassiné alors qu’il briguait la nomination de son parti en vue de la présidentielle.

Quand au dernier, le plus jeune des neuf enfants Kennedy, personne ne pensait qu’il put reprendre le flambeau porté par ses frères. Et lui non plus, probablement.

Je suis venu au monde le jour de l’assassinat de John F. Kennedy. Le 22 novembre 1963 n’est pas le jour de ma naissance, mais mes tous premiers souvenirs d’enfant datent de cette journée alors que je regardais sans trop comprendre ma mère et mon père pleurer cet homme.

J’ai grandi avec les Kennedy. J’ai toujours été fasciné par cette famille que l’on décrit souvent comme la dynastie royale des Etats-Unis d’Amérique. Tout particulièrement par Robert.

Et pourtant, au cours des décennies, comme bien des gens de cette génération, j’ai appris à observer le plus jeune des frères Kennedy et son habilité à manœuvrer au Sénat américain, à être l’homme des compromis, sans jamais compromettre ses convictions, et à l’admirer, malgré ces immenses défauts.

Aujourd’hui, Ted Kennedy est porté en terre près de ses deux frères et avec lui, une partie de ma vie. Je me rends bien compte que pour moi, l’été est bel et bien terminé et que j’entreprends une dernière marche qui se veut plus courte que je ne le voudrais bien vers l’automne et l’hiver.

J’ai pleuré René Lévesque, j’ai éprouvé plus de tristesse que je ne l’aurais cru lors du décès de Robert Bourassa et aujourd’hui, mes larmes coulent… Mais est-ce du fait de la mise en terre de Ted Kennedy, ou de la fin d’une époque, la mienne?

Perle rare recherchée

Ma très chère mère, qui oeuvre dans le milieu scientifique, cherche la perle rare, à savoir une personne qui ne veut que travailler 2 à 3 jours par semaine. Le boulot: gérer les abonnements d’une revue savante et à terme, assister à l’occasion un chercheur … dans ses recherches. D’autres tâches à discuter (non, soyez rassuré, ce n’est surtout pas faire le café). La perle rare devra être très à l’aise avec les outils suivants: FileMaker Pro (l’outil utilisé pour gérer les abonnements), une suite bureautique tel que Office et les concepts de recherche sur Internet. Le salaire: entre 18 et 20$ de l’heure à ce qu’on me dit. Ce qui est loin du salaire minimum, vous en conviendrez. cela dit, n’oubliez pas qu’il s’agit du milieu scientifique, donc on est exigeant. Le lieu de travail: Montréal.

Pour en savoir plus: contactez-moi svp. Merci.

Mise à jour: il semble bien que mère a fait son choix. Merci à tous.

Non merci

Je n’ai jamais aimé être sur le «front». Comme bien d’autres qui font ce métier qui est le mien, nous n’aimons pas être sur le devant de la scène… ou encore moins être en gros plan sur les fenêtres qui, il n’y a pas si longtemps encore, séparaient le monde de la rue des belles grosses rotatives jaunes sur la rue Craig ;-) . Thanks, but no thanks. Soyez gentils, les quelques sympathiques personnes qui ont osé, retirez-moi de vos listes et faites plutôt une place à d’autres qui meurent d’envie d’y être. Rien de méchant croyez-moi, mais dans le passé, j’ai toujours refusé de participer à ces concours/nominations/whatever. Et j’aimerais qu’il en soit ainsi.

10-4 dirait un certain Poirier.

Mon héros, le premier

Ce 20 janvier 2009, Barack Obama sera le premier noir américain à prêter serment à titre de président des États-Unis d’Amérique. Ça, c’est l’Histoire. Pour le reste, nous verrons au cours des années qui viennent si ce nouveau président mérite qu’on lui accorde une place importante dans le grand livre de l’Histoire ou simplement quelques lignes dans les manuels d’histoire.

Et pourtant, saviez-vous que cette longue marche vers la présidence a débuté ici, à Montréal, en 1946? Et qu’un homme en partie oublié a le premier, contribué à ouvrir les portes de la Maison Blanche pour Obama. Mon héros. Le premier.

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Ils seront nombreux ce 20 janvier 2009 à verser des larmes, en souvenir de ceux qui ont tracé le chemin menant à la Maison Blanche. On se souviendra évidemment du Pasteur Martin Luther King, assassiné à Memphis en 1968, et de son célèbre discours «I have a dream» prononcé sur les marches du Lincoln Memorial pendant la Marche vers Washington pour le travail et la liberté.


I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: "We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal."
I have a dream that one day on the red hills of Georgia, the sons of former slaves and the sons of former slave owners will be able to sit down together at the table of brotherhood.
I have a dream that one day even the state of Mississippi, a state sweltering with the heat of injustice, sweltering with the heat of oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice.
I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character.
I have a dream today!
I have a dream that one day, down in Alabama, with its vicious racists, with its governor having his lips dripping with the words of "interposition" and "nullification" — one day right there in Alabama little black boys and black girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers.
I have a dream today!
I have a dream that one day every valley shall be exalted, and every hill and mountain shall be made low, the rough places will be made plain, and the crooked places will be made straight; "and the glory of the Lord shall be revealed and all flesh shall see it together."
I have a dream


Oui, on se rappellera demain Martin Luther King… mais il n’était pas le premier.

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On se souviendra probablement aussi de Rosa Parks, cette couturière qui, le 1er décembre 1955 à Montgomery en Alabama, refusa de céder sa place à un homme blanc dans un autobus. Cette militante des droits civiques américains dût par la suite quitter le sud des Etats-Unis par crainte de représailles. Après plusieurs années à travailler comme couturière, elle finit par se joindre à l’équipe du représentant démocrate afro-américain John Conyers. Son geste d’éclat eut comme répercussion l’adoption de deux lois importantes, le Civil Rights Act qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics et en 1965 et le Voting Rights Act qui supprima les tests et autres taxes pour devenir électeur aux États-Unis.

Oui, on se rappellera ce 20 janvier 2009 de Rosa Parks lorsque Barack Obama prêtera serment… mais elle n’était pas la première.

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En ce 20 janvier 2009, ils seront nombreux ceux qui auraient voulu être à Washington célébrer l’assermentation du premier président noir de l’histoire des États-Unis d’Amérique. Ils seront nombreux ceux qui se souviendront de Martin Luther King et de Rosa Parks. J’espère juste qu’on se souviendra aussi de mon héros personnel, le joueur de baseball Jackie Robinson. Le premier.

Car avant Rosa Parks, avant Martin Luther King, il y eu Jackie Robinson, un homme fier de sa race (Race Man).

Un athlète complet, qui excella autant au football américain qu’au basketball et en athlétisme, Jackie Robinson décida finalement de devenir joueur de baseball dans la Negro League après sa carrière militaire.

Tout comme Rosa Parks, Jackie Robinson fut lui aussi arrêté et traduit en cours martiale pour avoir refusé de s’asseoir en arrière d’un autobus dans les places réservés aux «nègres». Acquitté par le tribunal, Robinson se joint aux Monarch de Kansas City de la Negro League en 1945 où rapidement, il contribua à changer la mentalité des joueurs de l’équipe… et surtout, celle des blancs.


À l’occasion d’un déplacement avec les Monarchs, il demanda à aller aux toilettes dans une station service. Le pompiste refusa, car les toilettes étaient réservées aux blancs… Jackie Robinson fit alors stopper la livraison en cours de carburant pour l’autocar de son équipe… et le pompiste céda. Par la suite, lors de chaque halte de son équipe dans des stations services pour faire le plein de carburant, tous les joueurs des Monarchs demandaient à aller aux toilettes indiquant qu’en cas de refus, leur autocar ne ferait pas le plein dans cette station.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jackie_Robinson



Nous sommes en 1945. La seconde guerre mondiale vient de se terminer. Et le baseball, passe-temps national des américains, est toujours réservé aux seuls joueurs blancs. Le commissaire du temps, le juge Kenesaw Mountain Landis et les 16 propriétaires des équipes des ligues américaine et nationale de baseball ont toujours respecté le «gentlemen agreement» en vigueur depuis des lunes, à savoir qu’ils ne permettraient à aucun noir d’intégrer les deux ligues professionnelles.

Mais en 1945, Kenesaw Mountain Landis meurt et est remplacé par un jovialiste sénateur, Happy Chandler. Un homme, Branch Rickey, alors président des Dodgers de Brooklyn, décide de passer outre la vieille entente qui liait les propriétaires et demande alors à Happy Chandler s’il accorderait la permission à un homme noir d’intégrer le baseball professionnel. La réponse de Chandler est sans équivoque :


"I’ve already done a lot of thinking about this whole racial situation in our country. As a member of the Senate Military Affairs Committee, I got to know a lot about our casualties during the war. Plenty of Negro boys were willing to go out and fight and die for this country. Is it right when they came back to tell them they can’t play the national pastime? You know, Branch, I’m going to have to meet my Maker some day. And if He asks me why I didn’t let this boy play, and I say it’s because he’s black, that might not be a satisfactory answer.
If the Lord made some people black, and some white, and some red or yellow, he must have had a pretty good reason. It isn’t my job to decide which colors can play big league baseball. It is my job to see that the game is fairly played and that everybody has an equal chance. I think if I do that, I can face my Maker with a clear conscience."
http://en.wikipedia.org/wiki/Happy_Chandler



Branch Rickey lance alors ses éclaireurs à la recherche du candidat idéal, le premier noir à intégrer le baseball professionnel. Rapidement, Robinson s’impose comme le seul et unique candidat de Rickey. Il n’était pas le meilleur joueur de la Negro League, mais le seul qui pourrait respecter les conditions uniques du président des Dodgers.

Car Branch Rickey, un homme de principe, savait à quoi serait exposé le premier noir à intégrer le baseball professionnel : insultes, menaces, violence. Lors de leur première rencontre, Monsieur Rickey, un homme qui ne jurait jamais, bombarda Robinson des insultes les plus racistes et le plus dégradantes qui soient. Un simple aperçu à ce que Jackie Robinson allait entendre lorsqu’il pénètrerait dans un stade de baseball.

Bref, Branch Rickey fit promettre à Jackie Robinson que durant ses trois premières saisons dans le baseball professionnel, il ne pourrait répliquer à aucune insulte, aucune violence, aucune menace. Selon Rickey, c’est en respectant cette condition, et uniquement celle-ci, qu’un jour, les noirs pourraient intégrer les rangs du baseball professionnel et prouver qu’ils avaient eu aussi leur place sur un terrain de balle. La conjointe de Jackie Robinson, Rachel, était elle aussi soumise aux mêmes conditions de son mari.

Et le 15 avril 1947, Jackie Robinson fut le premier noir au XXème siècle à participer à un match de baseball professionnel. Mais à quel prix…

Les trois premières années de Robinson dans le baseball professionnel furent un véritable cauchemar pour cet homme au tempérament bouillant. Trois années à subir les quolibets et les menaces des spectateurs. Trois années à endurer sans pouvoir répliquer les insultes et les coups vicieux des joueurs blancs des autres clubs.

Devant l’impossibilité de dire quoi que ce soit, Robinson répliqua de la seule manière possible : en s’imposant comme le meilleur joueur des deux ligues, le plus excitant à regarder jouer. C’est ainsi qu’il sut insuffler à ses coéquipiers, certains réfractaires à sa venue, une attitude de gagnant.


I’m not concerned with your liking or disliking me … all I ask is that you respect me as a human being."
Jackie Robinson.



En 1956, prématurément usé par les coups et les insultes qu’il eut à subir tout au long de sa carrière, Robinson prit sa retraite du baseball professionnel. Avec la satisfaction d’avoir été le premier, mais non pas le dernier joueur noir à avoir intégré le baseball majeur. Le 24 octobre 1972, un Jackie Robinson presque aveugle du fait du diabète dont il était atteint, s’éteint. Il était âgé de seulement 53 ans.

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On peut se demander pourquoi faire d’un joueur de baseball son héros personnel. Après tout, il eut été plus facile de choisir un Einstein, un Dali, un Leonardo da Vinci plutôt qu’un joueur de baseball.

On ne s’en rend pas compte aujourd’hui, mais en 1947, être noir aux Etats-Unis n’avait rien de glorieux. Les inégalités et le racisme régnaient en roi. Malgré l’abolition de l’esclavage, les loi Jim Crow restreignaient la plupart des droits accordés aux anciens esclaves après la guerre de Sécession. Les plus importantes introduisaient la ségrégation dans les écoles et dans la plupart des équipements publics, y compris les trains et les bus.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_Jim_Crow

En 1945, seul un homme fier de sa race, un homme comme Jackie Robinson, pouvait commencer à abattre le mur des inégalités raciales. Et c’est ce qu’il fit tout au long de sa vie, incitant les noirs à se prendre en mains. Quitte à subir les attaques racistes des blancs au nom de sa race. Et c’est ce qui l’a probablement tué. Plus que le diabète dont il était atteint.

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Jackie3Et Montréal dans tout cela?

C’est ici, en avril 1946, dans un stade de baseball aujourd’hui disparu, le stade de Lorimier, que Jackie Robinson fut le premier joueur de baseball noir à intégrer une équipe de ligue mineure, les Royaux de Montréal, le principal club école des Dodgers. Apprenant sa venue à Montréal, le gérant de l’équipe, Clay Hopper, un homme né dans l’état du Mississippi, et les joueurs de Royaux, menacèrent de boycotter les matches de l’équipe, si Robinson se joignait à l’équipe.

Heureusement, les menaces n’eurent aucune prise sur Branch Rickey. Et le 18 avril 1946, Jackie Robinson posa les pieds sur le terrain du stade de baseball de Jersey City. Et bien qu’il fût hué lors de ses premiers matchs au parc de Lorimier, les fans des Royaux de Montréal adoptèrent rapidement Robinson. Et lors du dernier match de la saison 1946, jour où les Royaux remportèrent la Petite série mondiale grâce au jeu de Jackie Robinson, un journaliste écrivit que ce fut le seul jour de l’histoire où un Noir dut s’échapper d’une foule en délire qui voulait le féliciter, et non le lyncher.

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En ce 20 janvier 2009, les États-Unis d’Amérique acclameront le premier président noir de leur histoire. Je sais que de nombreux québécois auraient aimé être à Washington aujourd’hui afin de prendre part à la fête et vivre ce moment historique.

Pour ma part, je tenterai plutôt de payer une visite à la statue de Jackie Robinson, mon héros personnel, celui qui a tracé la route aux Barack Obama, rosa Parks et Martin Luther King. Vous ne pouvez pas vous tromper, c’est ce modeste bronze situé en face de l’entrée du Stade Olympique de Montréal, celui où l’on voit Jackie tendre la main à deux enfants.

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Le 15 avril 1997, 50 ans après le premier match de Jackie, toutes les équipes des deux ligues de baseball ont posé un geste unique dans l’histoire de ce sport en retirant le chandail numéro 42 de leur alignement.

Le 20 janvier 2009, le premier président noir des États-Unis d’Amérique prête serment.

Sous la neige, mon héros, Jackie Robinson sourit aux enfants.

Pas de commentaires

Rien de tel qu’une marche tard la nuit avec Gaston, l’idiot du village, pour réfléchir un peu. Le froid vivifiant qui auréole la lune d’une aura mystérieuse crée une ambiance propice à la réflexion…et à se geler les couilles. Pour finalement en venir à la conclusion qu’il n’y a rien à dire sur le billet de Christian Rioux, billet où je suis indirectement visé alors qu’il revient sur mon entrevue avec Prensky.

Ceci sera mon premier et dernier billet sur ces ridicules polémiques à chaque fois engendrées par la publication d’un texte remettant en question (en partie) la pertinence d’écrire sur Internet. Car à mon pas très humble avis, les clichés (nombreux) publiés par Rioux sont de plus en plus des anachronismes appelés à disparaître et franchement, je vous dirais qu’il est plus que temps de passer à autre chose même si certaines des vérités contenues dans le texte de Christian (car il y en a) peuvent m’inspirer. Qu’elles m’inspirent soit, mais je persiste et je signe, ceci est le dernier (et le premier) billet consacré au sujet (Note à moi-même, se souvenir de cette promesse).

Je trouve tout aussi déplorable (et à la limite franchement rigolo) les chroniqueurs blogueurs qui s’offusquent de ces propos. Ou qui montent aux rideaux à chaque fois que quelqu’un, particulièrement un journaliste, critique soit les blogues, soit le Web machin numérobis ou qu’il maîtrise mal le jargon techno. «They don’t know what they don’t know» qu’y disait. Mais que je te tombe en état de turgescence médiatique lorsque le même (ou un autre) scribouilleux appelle pour une entrevue. Soudainement, c’est l’amitié profonde qui nous unit. Ahhhhh! Bref, à ce sujet, la société de l’admiration mutuelle ne m’a pas déçue, bien au contraire. «What’s next ?», disait Bartlet.

Anecdote savoureuse, je devais parler aujourd’hui (N.B. :ce billet a été originalement écrit dans la nuit de vendredi soir à samedi) à la directrice de l’information du Devoir, Josée Boileau. Laisse un message le matin, et un second en début d’après-midi.  Finalement, Josée me rappelle dans mon auto en fin de journée. Sauf qu’elle croyait à tort que je l’appelais pour me plaindre de la chronique de Rioux. Et moi qui sur le coup, con comme un manche à balai, ne comprenait pas ou elle voulait en venir.

Après quelques minutes d’échanges, la lumière fut (doh !) et je lui ai fait comprendre qu’au contraire, j’étais très heureux d’avoir lu de la chronique de Rioux. Et d’ajouter que je lui avait écrit et que j’avais même publié un commentaire à la suite de son billet. Pour moi, un bon quotidien se doit de publier une diversité d’opinions. Ce qui a le mérite d’offrir aux citoyens lecteurs tous les outils pour se faire une tête sur tel ou tel sujet d’actualité.

Alors, «what’s next ?»

Gros beta

L1000651.jpgDepuis une semaine, notre famille compte un nouveau membre. Un gros beta. Un toutou dont une famille voulait se débarasser, du fait d’une poussée d’allergie grave d’un de leurs enfants.

Il faut dire que ma quête avait déjà débuté dans les refuges, pas question pour nous d’acheter un chien provenant d’une boutique ou d’une usine. D’ailleurs, feu Wiki était un authentique SPCA que nous avions acheté lors de notre retour à Montréal. Que de visites à la SPCA Laval avant de trouver LE bon chien. Lors de mes dernières visites, les employés me donnaient les clés des cages en arrivant tellement on était habitué de me voir. Mais pour moi, l’adoption d’un chien signifie un engagement d’une vie. La sienne. Pas question de se tromper ou de retourner la bête sous de fallacieux prétextes.

Bref, la chance, une petite annonce qui demandait une famille adoptive. S’en suivirent des discussions d’une semaine avec la famille du chien, une visite à la maison (la mienne) pour voir si les futurs maîtres et le chien se plairaient et une visite finale à la maison du chien. Et pour conclure, l’adoption.

Cela dit, ne me demandez pas son nom car c’est justement là notre problème, nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord sur son nom. Exit Monsieur Woof, le nom de notre premier chien. Évidemment, il nous est impossible de reprendre le nom de Wiki. Tous s’entendent pour dire qu’il n’y a qu’un seul Wiki. J’ai bien essayé XML, sans trop de succès. La geekerie a ses limites faut croire. On me suggère Gaston, du fait que c’est un gros beta, mais bon. Alors, si vous avez des suggestions…

Le gros beta

Excuses

Rien de mieux qu’un bon copain pour te remettre les idées en place. Des erreurs, j’en ai fais toute ma vie et j’en ferai encore. Tout plein. Et quand un vrai copain te dit, «ici, tu as goofé au max mon coco», tu écoutes, tu réfléchis et tu acceptes le jugement avec humilité. Et la tape bien méritée. Car ici, comme dirait mon ado, mettons que j’ai dérapé, genre, style, manière de. Présomptueux? You bet! De dire qu’il n’y avait pas d’autres bonnes réflexions sur le sujet, c’est afficher un manque de respect total envers des gens qui, au contraire, ont publié moult réflexions intéressantes. De qui j’apprend. J’ai manqué de respect envers des gens comme Yves Williams, Martin Lessard ou Mario Asselin (et plusieurs autres) par exemple. Tout ça à cause d’une seule personne. Ça me retourne à l’envers. Martin a su trouver les mots justes et le bon moment pour me le dire. Bref, dans tout ceci, t’as deux choix: le plus facile, soit que tu fais semblant de rien ou le plus difficile, que tu fasses ce qu’il faut faire, soit s’excuser. Que Martin soit remercié. Mais surtout, mes excuses les plus sincères à ceux que j’ai insulté. Je retourne dans ma tannière cogiter la-dessus.